Synopsis : Micky Ward est un jeune boxeur dont la carrière stagne. Il va rencontrer Charlene, une femme au caractère bien trempé, qui va l’aider à s’affranchir de l’influence négative de sa mère, qui gère maladroitement sa carrière, et de ses sœurs envahissantes. Son demi-frère Dicky Eklund, lui, a connu la gloire sur le ring, il y a bien longtemps. C’était avant qu’il ne sombre dans la drogue, avant son séjour en prison. Entre le sportif en quête d’un second souffle et l’ex-toxico, il y a longtemps que le courant ne passe plus. Trop de non-dits, d’échecs et de souffrances. Pourtant, parfois, les hommes changent, et Micky et Dicky vont peut-être avoir ensemble, la chance de réussir ce qu’ils ont raté chacun de leur côté…
Pour une fois nous allons juste parler de ressenti a la sortie de la projection d’un film et non pas d’analyse critique ou autre. Dans l’histoire récente des films de boxes, peu de films dans ma petite tête ont eu le talent d’arriver à la hauteur de l’amour fou que je porte à Rocky 1. Ce film n’était pas un film sur la boxe, mais sur les boxeurs. On y voyait tout ce qui cimente le combat sur le ring, à savoir la vie de ces hommes en dehors du ring, ce qui les pousse à se dépasser une fois qu’ils sont dessus. L’important au final n’était pas le ring, mais tout ce qui se passe autour. Un charme que les suites de Rocky ont perdu en cours. Et bien avec « The fighter » David O russell réussit à retrouver ce charme et offrir un spectacle aussi drôle par moments, émouvants par d’autres et justes brillants les ¾ du temps restant. Comment fait-il ? C’est simple, il s’adjoint les services de deux acteurs incroyables ( Christian Bale livre une prestation folle), d’un scénario basé sur une histoire vraie et d’une réalisation aux petits oignons.
The fighter est une histoire touchante à plus d’un titre. Mais crevons l’abcès tout de suite, oui on pourra lui reprocher un côté trop classique par moment. Encore que cela ne me dérange pas plus que cela. En effet, si tous les films jouant dans la même catégorie pouvaient avoir le même classicisme, la face d’Hollywood en serait totalement différente (et ce serait une bonne chose !). Mais à part ce léger pinaillage, il faut bien le reconnaître il n’y a pas grand-chose a jeté dans ce film. Chaque pièce est complémentaire de l’autre pour donner à ce gigantesque puzzle l’allure fringante qu’il a une fois en salle devant nos yeux. Là où la bande-annonce laisserait croire que The Fighter n’est qu’un film sur le personnage de Mark Whalberg c’est faux. Car c’est un gigantesque jeu de dominos que nous propose le réalisateur. La pièce centrale du film est Christian Bale, mais donc le personnage n’est rien sans son frère qu’incarne Mark Whalberg. Les deux ne sont d’ailleurs rien non plus sans la boxe et encore moins sans la famille aussi dysfonctionnelle qu’elle soit qui les entourent.
Comment ne pas s’arrêter sur la performance de Christian Bale dans le film. Ce type fait partie de la catégorie des acteurs qui se moquent de leur santé tant que le rôle est bon. Une attitude suicidaire dans « The Machinist » mais qui ici prend une autre tournure. Pourquoi ? Tout simplement pour l’unique et bonne raison que même dans les pires de ses faiblesses le personnage qu’il incarne est touchant. Sa relation avec son frère est unique. Il vampirise son frère pour l’emmener vers le haut et pour la bonne raison que sans lui il n’existe pas. The fighter montre la famille américaine version white trash dans ce qu’elle a de moins reluisant et pourtant le plus humain qui soit. Car même s’il ruine la vie du personnage de Mark Whalberg, l’un sans l’autre ils ne sont rien, mais une fois ensemble les liens du sang redonnent à cette famille bâtarde une aura particulière. C’est d’ailleurs tout ce malaise que Bale fait bien passer dans son personnage. Il aime son frère plus que tout, il est juste incapable de lui dire correctement en dehors du ring et de cette relation particulière qu’ils entretiennent au travers de la boxe.
On prend souvent ce sport pour un art de bourrin, mais l’on oublie la vertu curative que cela peut avoir sur certains jeunes. Il y a tout ce qui se passe une fois sur le ring et tout le parcours que le boxeur doit faire dans sa tête et dans sa vie pour être le meilleur combattant possible une fois sur le ring. Un véritable sujet de cinéma que trop peu de réalisateurs ces dernières années ont eu le talent de maitriser. O’rusell offre ici a Bale en particulier un rôle en or. Car c’est au-delà du film de boxe, une formidable histoire d’amour entre deux frères qui sans cet art se serait perdue en route. L’un dans le crack et l’autre dans le giron destructeur d’une famille ne le laissant pas vivre sa vie ni ses choix propres. Mark whalberg livre ici une performance que l’on jugera moins éclatante que celle de Bale, mais si l’on replace le tout dans la logique du scénario, c’est ce que la dramaturgie ( voulait) impossible d’avoir deux caractères identiques. Il y a celui qui bouffe la lumière et l’autre dans l’ombre désireux d’avoir juste son morceau de soleil à lui.
C’est ici que Whalberg entre en scène et au travers de son histoire d’amour avec Amy Adams qu’il explose littéralement. Car les deux sont une sorte de bouée l’un pour l’autre. Chacun à la dérive dans leur vie, ils se donnent enfin le courage d’aller vers l’avant. Une chose que ni l’un ni l’autre n’avait plus en stock depuis longtemps. Et le couple de cinéma fonctionne. Car tous les deux ne jouent pas le côté clinquant de la chose, ils sont humbles et crédibles dans la normalité qui leur colle à la peau. C’est ce côté vrai qui donne encore plus de force à l’histoire qui les concerne. On finit donc par s’attacher plus que de raison à tous ces personnages et c’est quand arrive le dernier acte du film : la véritable naissance du personnage de boxeur qu’interprète Mark Whalberg qu’on se laisse complètement emporter.
C’est peut-être ici dans ce dernier combat que l’on pourra reprocher un côté trop classique à l’ensemble, chose que je ne ferais pas. Pourquoi ? Car grâce a tout ce voyage que l’on a fait avec les hauts et les bas aux côtés de cette famille pas comme les autres, le moment venu du dernier combat, tout passe à la trappe. On se laisse emporter par l’émotion et l’on est dans le match. Rocky 1 et le 6 fonctionnaient de la même façon et c’est ce qui les rendait aussi bons. The Fighter joue dans le même camp et le succès est identique. On en ressort KO et heureux d’avoir vu au-delà des grandes performances de Christian Bale et Amy Adams surtout, un très grand film avec un cœur aussi gros que celui du personnage de Mark Whalberg. L’underdog comme le nomment les Américains est l’archétype du personnage de cinéma. L’antihéros que l’on voudrait être, celui qui réussit là où l’on n’a pas forcément le courage de tenter sa chance. C’est du cinéma certes, mais çà à l’authenticité des émotions « humaines » dans son ombre lorsque l’on y regarde de plus près.
The fighter n’est pas qu’un film de boxe ou sur la boxe. C’est un voyage profondément humain dans les coulisses de cet art et dans l’histoire vraie de deux frères pas comme les autres. Des personnages hauts en couleurs qui doivent tout à ce sport et qui sans ce dernier n’auraient jamais eu la vie qui est la leur aujourd’hui. Cela faisait longtemps qu’un film sur les boxeurs ne m’avait pas autant plu. Rien ne m’avait autant mis en joie dans le domaine depuis Rocky. The Fighter est une réussite du début à la fin, un film superbe reposant sur 3 acteurs brillants et un réalisateur qui livre ici un de mes films favoris de ce début d’année. Prions pour que la qualité continue dans cette voie.The Fighter met la barre très haut et Dieu sait que cela fait plaisir !















The Fighter-Christian Bale-Critique du film – via Buzzmygeek http://www.buzzmygeek.com/?p=4474
c’est la 1ère fois que je trouve Wahlberg vraiment bien casté et bon dans un film:on pourra toujours dire qu’il pouvait faire mieux mais dans le générique final,on se rend compte que son personnage n’est pas très expansif!
et il ne faut pas oublier la mère et les soeurs monstrueusement drôles(elles partagent vraiment toutes le même ADN que Dickie aussi)et Amy Adams très crédible!
Ce film m’a fait penser à DOGPOUND un film de prison sorti l’année dernière c’est-à-dire peut-être pas très original mais franchement sincère et honnête porté par des acteurs prodigieux filmés avec amour par le réalisateur
[Le film qui tue-Must watch!]The Fighter-Christian Bale-Critique du film – via Buzzmygeek http://www.buzzmygeek.com/?p=4474
@chandleyr J’ai hâte de le voir
@Cine_emotions film superbe.