Synopsis : Milton est prêt à tout pour rattraper les fanatiques qui ont assassiné sa fille et kidnappé le bébé de celle-ci pour le sacrifier à la prochaine pleine lune. Avec la séduisante Piper, il se lance à la poursuite de Jonah King et ses adeptes, du Colorado à la Louisiane. Pourtant, le chasseur pourrait bien devenir le gibier… Un homme mystérieux aux pouvoirs surnaturels, le Comptable, est lui-même à la recherche de Milton. Alors que la route devient le théâtre d’une véritable vendetta, une course-poursuite en cache une autre. Milton pourra-t-il rattraper King avant que le Comptable ne lui mette la main dessus ? Carburant à la rage et au bolide, Milton va poursuivre sa mission. Il n’a que trois jours…Nicolas Cage est il l’antéchrist du cinéma d’action ou au contraire le messie de la série B ? Je commence à me dire (et surtout après ce film) qu’il en est définitivement le messie ! Si vous pensez le contraire Drive Angry vous fera changer d’avis.
Alors, oui crevons l’abcès immédiatement, oui Drive Angry n’est pas un film pour tout le monde. C’est un revival des films de Drive In, tout ce que Planet Terror de Rodriguez n’a jamais réussi à être par exemple. À savoir être totalement bourrin, définitivement con, affreusement sous-développé au niveau du scénario…Mais mon Dieu que l’ensemble est drôle ! Car oui Drive Angry (Hell Driver en français) est tout simplement une des séries Z les plus drôles que j’ai vu depuis pas mal de temps. La réussite de l’entreprise réside dans le jeu d’acteur de Nicolas Cage et William Fichtner. Les deux s’amusent et joue ou surjoue de l’ambiance totalement idiote du scénario. Impossible de garder son calme face au personnage de Fichtner. Col blanc en charge de la poursuite des évadés de l’enfer, il est à la fois poseur et foncièrement drôle. Un gamin psychopathe hyperactif qui contraste avec le calme olympien de Nicolas Cage ici.
Comment définir tout le bien que je pense de cet acteur. Il existe deux facettes de sa personnalité, celle de l’acteur prenant des risques pour des films brillants et d’auteurs ou borderline. Puis arrive l’autre, celle qui me fait le plus rire ces derniers temps, celle du type remboursant ses dettes et tournant à la chaine sans se poser de questions la plupart du temps dans des films que la cinéphilie réprouve. Hell Driver en est l’exemple parfait. Le scénario est consternant, les effets spéciaux aussi et pourtant la magie opère. Car Nicolas Cage est tout simplement gigantesque dans le côté je-m’en-foutiste et habité de son personnage. Il est conscient que le film fera tâche dans sa filmo et il assume totalement cela, pire encore il transforme cette possible faillite de carrière en moment de rigolade tellement sincère que l’ensemble en devient juste mythique. Oui Cage est un magicien capable de transcender le pire des scénarios et ce par sa simple présence. C’est le cas ici. Même la plus mauvaise séquence où il se trouve se voit devenir jouissive dès qu’il ouvre la bouche pour parler.
Alors oui, pour aimer Hell Driver, il faut aimer le Z, celui qui fleure bon l’odeur du nanar. Il faut aimer les perruques de Nicolas Cage et son jeu d’acteur paradoxal. Il faut aimer des scènes de gunfights avec un Cage besognant une serveuse en flinguant des bad guys et buvant son wisky. Non franchement, même avec la mauvaise foi qui me caractérise, je ne peux pas détester ce film. Hell Driver est un navet olympique, mais un de ceux dans une catégorie tellement hallucinante que son potentiel de sympathie explose pour offrir du bonheur en barre. Oui, abandonner toute envie de voir un grand film en allant voir Hell Driver, cela n’arrivera pas. Nous sommes en face d’un Ovni old school et crasseux. C’est nul, mais putain que c’est drôle et divinement con. J’adore !!!









J’avais déjà envie de le voir avec les trailer que j’avais aperçu, mais là, ta critique me confirme que c’est typiquement le genre de film que je vais aimer.
De la série Z, bien fendard avec un Cage au top.
RT @chandleyr: [Le film du bonheur régressif] Hell Driver (Drive Angry)-Nicolas Cage-Critique du film http://t.co/s6NLgQe via @chandleyr
@zx6r4: ce film redonne ses lettres de noblesses a la série Z, une sorte de moment régressif absolu. C’est juste naze, mais j’adore.
C’est cool, j’suis sûr que ça va grave me botter.