Michel Gondry est un touche-à-tout de génie, mais l’idée de le voir s’attaquer au frelon vert ( film de commande pour lui) m’étonnait un peu. L’espace de quelques minutes, une idée désagréable me vint à l’esprit :et si l’ensemble se transformait en une sorte de gigantesque film sans vie, un film qui ne ressemble pas à son hauteur. Après la vision du film, une chose reste en tête : il ne s’est pas posé de questions à la con, il l’a fait. The Green Hornet est un des films de superhéros sans pouvoirs, les plus funs et jouissivement couillons que j’ai vus depuis pas mal de temps. Autant être honnête, Michel Gondry même s’il n’a pas forcément fait preuve d’un style aussi délirant et créatif que d’habitude, infuse une folie qui lui est propre dans ce film, surtout dans le dernier acte qui est tout simplement une des scènes d’actions les plus excellentes que j’ai vu depuis belle lurette. C’est fun, drôle, rythmé bien joué. Damned ! Je crois que je me suis fait piquer par un frelon vert, effet secondaire immédiat : euphorie continue !
Tout super héros à droit à une « origin-story » comme disent les Américains, un moment où l’on apprend ce qui l’a poussé à devenir ce qu’il est dans le cas du Frelon vert, la remise à jour du mythe se fait plutôt bien. Seth Rogen en fils indigne d’un magnat de la presse, incarne un personnage aussi touchant qu’insupportable par moment. Le côté comique de Rogen est sa force de frappe. On se laisse rapidement emporter par sa bonne bouille et son débit de dingue dès qu’il entre dans le terrain sinueux de l’humour. Ici dans les bottes de ce super-héros qui n’avait pas prévu d’en être un il s’en sort à merveille. Évoluant plutôt bien avec l’histoire. Mais la particularité du frelon Vert est que comme tout le monde le sait, il n’est qu’une pancarte promo, le plv à l’entrée du magasin, masquant le fait que Kato est celui qui fait. Accessoirement aussi l’homme qui 98% du temps lui sauve la vie.
Et c’est sur cette dualité que repose tout le sel comique du film. Les deux héros ont un point commun celui d’avoir presque eu le même père, biologique pour l’un et de substitution pour l’autre. Un statut qui aboutit à la même finalité pour l’un et l’autre, ils le détestent. Gondry loin de ses expérimentations techniques et incroyables bâtît ici un vrai film rendant hommage a la culture Comics books, mais surtout une œuvre de grand enfant. La relation entre le frelon vert et Kato est celle de deux gosses qui jouent aux super héros pour tuer le temps. Des mômes n’ayant pas vraiment conscience de ce qu’ils font. En résulte une série de séquences assez jouissives ou Gondry met en place un univers aussi crédible que diablement fun. Mais tout cela ne serait rien sans la présence de Christoph Waltz le grand méchant du film. Sorte de Joe pesci germanique, hystéro et pathétique. Une fois de plus il livre ici une performance totalement jouissive. Ce qui frappe est qu’à la fois il réussit à être effrayant par ses accès de colère et totalement pathétique par la façon dont il est à l’ouest de tout ce qu’il se passe. Le tout sans pourtant jamais franchir la ligne jaune de la non-crédibilité.
Mais s’il y a un point à garder en tête c’est bien le final du film. Gondry met en scène une des séquences d’actions les plus drôles et jouissives que j’ai vu depuis bien longtemps. Spectaculaire ( sans excès idiot), intense et diablement bien mise en scène, le final du film laisse le spectateur avec un sourire enfantin traversant le visage. The Green Hornet est-il le film de l’année ? Non pas forcément. Est-il un excellent divertissement ? Oui et encore oui. Drôle et bénéficiant d’un casting aux petits oignons, Gondry met en scène de la façon la plus brillante qui soit un film de commande qui n’insulte pas le spectateur qui le regarde. C’est effectivement banal voir cliché de dire cela, mais rendons-nous à l’évidence. Cela devient de plus en plus rare de nos jours. Retour à un cinéma à l’ancienne parlant au grand enfant qui dort en nous, le Frelon Vert dans son domaine est effectivement une petite réussite et cela fait vraiment plaisir à voir.














Le Frelon Vert-Michel Gondry-Critique du film – via Buzzmygeek http://www.buzzmygeek.com/2011/03/le-fre...
je suis bien d’accord, j’y suis allé mollement et ça a été une super surprise. Si ce n’est la 3D inutile, le film est savoureux comme un bête de baconcheesburger un samedi soir !
@albin: J’avais été surpris par le côté supra fun de ce film. Certes la 3d est useless comme d’hab, mais putain que c’était drôle!!!
j’y suis allée mollement mais sans à priori et j’y suis ressortie mollement!
le personnage de Rogen n’est ni crédible ou intéressant ou sympathique(contrairement à Stark par exemple), il se fait piquer toutes les scènes par son copain asiatique(désolé j’ai oublié le nom du personnage)même la voiture est plus cool!
Et où est la Gondry’s touch? peut-être seulement dans la scène du garage?!
Je remercie aussi Cameron Diaz or le méchant qui sert à rien