Même si le 1er Swat n’était pas un grand film, il avait le mérite de remplir exactement ce que l’on attendait de lui. Un casting de gueule, de l’action et une mise en scène lisible et correct. Ok le scénario était anémique, mais en même temps ce n’était pas une surprise. Alors quand j’ai vu sortir de nulle part cette suite qui était un direct vidéo, la surprise a été totale. Pris d’une perversion latente et inhérente à ma personne, il fallait que j’en sache plus…Parfois la curiosité est une vilaine chose. Ce direct to video en est l’exemple parfait. Alors, disons-le tout de suite si Hollywood Night à l’époque était votre truc vous allez prendre votre pied. Le hic est que ce genre d’amour déviant remonte à votre adolescence et que désormais vous êtes adultes. Ce qui d’emblée va poser un problème. Car oui ce film…ou téléfilm…ou truc à les mêmes défauts. Un scénario nul, une mise en scène marchant dans les mêmes pas et des acteurs qui payent les factures.
C’est d’autant plus dommage pour Gabriel Macht. J’ai du être un des rares a le trouver plutôt bon dans « The Spirit » (oui je peux être pervers parfois), mais ici malheureusement difficile de dire que le scénario lui donne l’occasion de faire quoi que ce soit. L’histoire est assez générique et pourrait être synthétisée à deux crissements de mâchoires et froncements de sourcils que fait le grand méchant du film : Robert Patrick. Là aussi quand on parle de pilotage automatique au niveau de l’interprétation, la façon dont il joue ce grand méchant marque d’une pierre blanche l’histoire du direct to vidéo. Malheureusement pas forcément dans le bon sens. Car lui aussi écope d’un personnage aussi psychotique que pathétique tellement les clichés de scénarios s’empilent devant sa porte. Pour être honnête le scénario se délecte des clichés comme un diabétique de bonbons un soir d’Halloween. C’est une orgie qui finit par moment par en rendre l’ensemble délicieusement pervers. Tout cela dépendra bien évidemment de l’angle sous lequel on se place.
Mais vous allez me dire et vous aurez partiellement raison : ce n’est pas pour le scénario que l’on voit ce genre de films ! Ce a quoi je réponds pas faux. Mais encore faut-il que les scènes d’actions justement bénéficient d’une mise en scène intelligente et accessoirement d’un budget dépassant la paye du stagiaire café. Car ici le chorégraphe en charge des cascades a eu une idée brillante, celle de hurler « Hey vous avez vu DOOM avec la scène en vision subjective pour le fusil ? Bah on va faire pareil…tout le temps…en tremblant et en cadrant de travers.Ca sera cool on se croira trop au milieu d’une vraie fusillade. » Humm dans les mains d’un vrai réal et comme étant un effet de style utilisé une fois je dis pourquoi pas…mais là, non c’est juste impossible ! Pour que l’action fonctionne, il aurait aussi fallu que les personnages qui se retrouvent au milieu soient un peu intéressants. Hors, il n’y a pas un seul personnage de bons ou qui ne soit pas juste une caricature de personnages de films d’actions. Palme d’or pour « la bonnasse black » sniper hors pair qui roule des fesses encore mieux qu’elle ne colle une balle dans la tête d’une cible en carton a plus d’un km.
Même si je n’en attendais rien, ce Direct to dvd réussit à faire mieux que le pire de mes cauchemars. Il me montre qu’après le vide il y a encore un état, une province. Un petit pays vivant à côté d’Hollywood où l’on crée à la chaîne des direct to dvd très mauvais. Moi je dis qu’il faudrait faire un « desert storm » sur ce pays. Il y a des armes de destructions massives pour les neurones qui se fabriquent là-bas. Ce film en est la preuve !





S.W.A.T. 2 : Fire Fight-Critique du film – via Buzzmygeek http://www.buzzmygeek.com/2011/03/s-w-a-...
“il faudrait faire un « desert storm » sur ce pays. Il y a des armes de destructions massives pour les neurones qui se fabriquent là-bas”
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