Synopsis : Fermez les yeux. Libérez-vous l’esprit. Rien ne vous prépare à ce qui va suivre. Bienvenue dans l’imaginaire débordant d’une jeune fille dont les rêves sont la seule échappatoire à sa vie cauchemardesque… S’affranchissant des contraintes de temps et d’espace, elle est libre d’aller là où l’entraîne son imagination, jusqu’à brouiller la frontière entre réalité et fantasme…Enfermée contre son gré, Babydoll a toujours envie de se battre pour reconquérir sa liberté. Combative, elle pousse quatre autres jeunes filles – la timorée Sweet Pea, Rocket la grande-gueule, Blondie la futée, et la loyale Amber – à s’unir pour échapper à leurs redoutables ravisseurs, Blue et Madame Gorski – avant que le mystérieux High Roller ne vienne s’emparer de Babydoll.Avec Babydoll à leur tête, les filles partent en guerre contre des créatures fantastiques, des samouraïs et des serpents, grâce à un arsenal virtuel et à l’aide d’un Sage. Mais ce n’est qu’à ce prix qu’elles pourront – peut-être – recouvrer la liberté…
J’attendais Sucker punch avec force, je voulais absolument que le film soit bon. Et dans ces cas précis, la finalité est souvent la même : on passe par la case rêve brisée. Oui autant être honnête tout de suite je trouve que Sucker Punch est tout simplement le plus mauvais film de Zack Snyder. Pourquoi ? Tout simplement, car ici le monsieur touche le fond de sa théorie du style avant le fond. Dans certains cas, cela peut amuser, mais quand un film entier est bâti sur du vide et ne ressemble qu’à un gigantesque pétage de plomb un peu facile, l’ennui gagne le fan endurci comme moi. Je pense que Snyder est un réalisateur talentueux frôlant même souvent les bornes du brillant ( il suffit de regarder l’armée des morts pour s’en convaincre), puis à un moment le dérapage à eu lieu. Les effets de styles ont envahis ses films. On croyait que cela ne serait que passager et au contraire c’était en place pour durer. Voir même s’aggraver avec une force assez violente.
Sucker Punch pour moi n’est pas un film, c’est un foutoir se cachant sous le masque de l’effet de style. Pour être limpide, le scénario est bancal et inintéressant par moment, les actrices a part Emily Browning pas forcément transcendante. Les situations clichés et prévisibles. Snyder s’enlise dans ses propres déviances filmiques. Là où un réalisateur comme Michael Bay avec Bad Boys 2 avait su dynamiter le genre et se moquer de lui-même et d’un style qu’il a contribuer à rendre célèbre ( celui du clippeur hardcore), Snyder fait l’inverse. Son film manque totalement de recul et de second degré. Son égo écrit des chèques que son corps ne peut pas encaisser tout comme l’empathie du spectateur. Les séquences d’action ( pas si nombreuses…) souffrent d’un énorme problèmes : si l’on n’éprouve rien pour les héros qui s’y trouvent, aussi spectaculaires soit elle, on ne poussera qu’un gentil bâillement en les voyant. Sucker Punch contient pourtant une des scènes d’actions live les plus folles et jouissives que j’ai vu depuis des années ( l’attaque des samouraïs dans le temple) , mais après cela tout n’est que surenchère se répétant sur le dos d’un gimmick qui ne marche plus. On se fout de ce qui se passe à l’écran.
Je peux sembler dure en écrivant ces lignes, mais c’est plus par déception. Celle de voir un réalisateur que j’estimais se planter d’une façon aussi énorme. Sucker Punch ne tient aucune de ses promesses et tente de le cacher sous un déluge d’effets visuels qui à terme sonnent faux. Pourquoi ? Tout simplement car le réalisateur oublie la règle de base du cinéma, qu’un film sans scénario c’est du foutage de gueule. Et même si l’on emballe cela de la façon la plus belle qui soit et avec des teenagers sexys en petite tenue, cela reste du foutage de gueule. Snyder à toujours ce qu’il faut en stock pour mettre en scène de l’action. Tout ce qui lui manque est un scénariste pour donner du corps à ces histoires. Dans le cas présent de Sucker Punch, il est évident que la case scénario n’était définitivement pas la priorité de Snyder. Dommage. Un gros pétard mouillé.
Tags: 300, Sucker Punch-Zack Snyder-Critique du film, superman, warner bros
caro
March 26, 2011 at 01:35
l’histoire ressemble à un épisode de Buffy(celui où on découvre que Buffy vit dans un hôpital psychatrique et que les épisodes de la série sont les délires de son imagination) sinon la BA ressemble à une bouillie avec des adolescentes en sous-vêtements
admin
March 26, 2011 at 01:57
@caro: le film aussi
akaFaust
March 27, 2011 at 11:39
Bon, tu m’as cassé mon groove… Moi qui me faisais une joie
ConcombreMasqué
March 29, 2011 at 16:12
Après avoir lu ta critique, je m’attendais à ce que Le Monde, habituellement pas très fan de ce genre de film, le descende, et au contraire, elle est plutôt positive. Assez surprenant donc.
Voir ici pour ceux que ça intéresse : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/03/29/sucker-punch-une-illustration-mouvementee-des-tourments-de-l-adolescence-au-feminin_1499854_3476.html
fannysparty (@fannysparty)
March 30, 2011 at 10:55
RT @chandleyr: Sucker Punch-Zack Snyder-Critique du film http://t.co/RAcuDhW via @chandleyr
Chris
April 2, 2011 at 15:47
Même si le scénario reste très inconsistant, il est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait, puisque, comme pour Inception, plusieurs interprétations sont possibles. baby Doll n’est pas forcément l’héroïne du film. Plus d’explications ici :
http://oblikon.net/dossiers/sucker-punch-analyse-et-explications/