Synopsis : Laura et son père Wilson s’installent dans une maison à la campagne pour la retaper sur demande de son propriétaire qui souhaiterait la mettre en vente au plus vite. Ils passeront donc la nuit sur place avant de commencer les travaux le lendemain matin. Tout semble se passer pour le mieux avant que Laura n’entende un bruit provenant de l’extérieur, mais devenant de plus en plus fort au premier étage de la maison. Wilson s’aventure donc en haut pour voir ce qu’il en est tandis que Laura l’attend seule au rez-de-chaussée… Le gros argument marketing de ce film est son soi-disant unique plan séquence…hors il n’est pas nécessaire d’avoir fait de grandes études de cinéma pour voir les différents endroits où les coupes sont mise en places. Le film est une succession de plans-séquences et rien d’autres. Est-ce que cela le rend pour autant détestable ? Non pas vraiment, mais il n’y a pas non plus de quoi crier au chef-d’œuvre. Le plus agaçant dans l’ensemble est de voir une bonne idée potentielle partir en fumée au fil des minutes.
Car malgré une certaine bonne volonté, il faut bien se rendre à l’évidence The Silent House à beaucoup de mal à tenir au-delà de son concept de film en un plan-séquence. Il repose sur des bases beaucoup trop faibles pour permettre de donner lieu à une angoisse complète et totale. La faute à un script qui accumule des clichés et petites incohérences. En bout de courses, on se désintéresse très vite du film en lui-même et c’est surtout quand la fin arrive et surtout l’explication que notre cerveau se met à hurler dans notre crâne le mot incohérence. Oui le twist du film ne tient pas debout et le réalisateur ne cherche même pas à l’expliquer. Là où un film comme Blair Witch Project à l’époque avait su mixer marketing et amour du genre, technique qui l’un dans l’autre noyait les faiblesses de budgets et de script, the Silent house n’a pas de talent ni bonheur.
Je ne vais pas aller jusqu’à dire que la démarche est malhonnête, mais l’on sent que le réalisateur a plus fait ce film comme un « coup marketing » que comme un vrai film. Une sensation tenace qui nous attrape rapidement pour ne plus nous lâcher tout au long du film, tant l’histoire est cousue de fils blancs. On ne s’étonne de rien et l’on regarde sa montre pour voir le temps qui passe. On prie pour que la fin arrive et achève notre calvaire tout comme celui de l’héroïne. Je peux sembler très critique, mais cela ne se justifie que par la déception de voir un bon concept de base échapper totalement à son réalisateur. De plus, la mise en scène n’est pas forcément à la hauteur non plus et très vite on décroche. Là où Rec 1 et 2 en espace clos avaient créé une tension invivable et délicieuse, The silent house peine à l’émuler. C’est le manque de cet élément primordial qui pénalise le film au final.
Que reste-t-il de ce film en bout de course ? Pas forcément grand-chose, un petit divertissement qui ressemble plus à un coup marketing . Tentant d’émuler le succès marketing d’un Blair Witch a l’époque. Le résultat n’est pas forcément le même. Un remake américain est déjà en cours visiblement. Est-ce qu’il réussira à corriger les erreurs de ce film. En bout de course, il reste un film pas trop désagréable si l’on ne se montre pas trop trop trop exigeant. Mais les incohérences et la réalisation en dent de scie risquent très vite de vous laisser sur le bord de la route. Dommage…










The silent House-La casa Muda-Critique du film – via Buzzmygeek http://www.buzzmygeek.com/?p=4758