Synopsis : Meilleurs amis du monde, Rick et Fred sont tous deux mariés depuis longtemps. Lorsqu’ils commencent à montrer des signes de lassitude à la maison, leurs femmes décident d’une mesure radicale pour mettre du piment dans leur vie conjugale : elles donnent à leurs hommes “carte blanche”, une semaine de liberté totale où ils pourront faire ce que bon leur semble. Sans aucune question. Au début, cela ressemble à un rêve devenu réalité pour Rick et Fred, mais ils découvrent rapidement, dans des situations hilarantes, que leur idéal de vie célibataire -et eux-mêmes- sont totalement en décalage avec le monde réel. Il y a deux choix face à ce film, le prendre pour ce qu’il est ( une comédie bas de plafond et ultra potache) ou le mettre en comparaison avec les films des Farrelly de la grande époque. Dans le 1er cas, vu entre potes avec du pop corn et de quoi boire cela passe. Dans le second, cela s’écroule en route. C’est mathématique.
Bon à tirer, cumule les poncifs dans un sens comme dans l’autre tout en les tempérant par un humour pipi caca, totalement salvateur et navrant. Mais en même temps dès le départ on sait ce que l’on va voir. Il n’y a pas de tromperies et même si le premier tiers du film a un peu de mal à trouver ses marques, il devient aussi consternant que frénétique une fois ce cap derrière lui. Le côté un peu « bonne conscience » du final en fera fuir plus d’un, mais c’est en même temps une sorte de passage obligé de certaines de ces comédies. C’est d’ailleurs un peu là que le bât blesse. Car venant des frères Farelly, on s’attendait justement à quelque chose de plus. Le côté corrosif des débuts a fait place à un humour plus sage sur le fondement. Est-ce que cela empêche le film de partir dans tous les sens ? Non pas vraiment. D’ailleurs par moment, on sent un certain relâchement dans la mise en scène. Cette dernière ne tient que par le duo d’acteurs principaux et les seconds rôles qui font en sorte de maintenir le bateau à flot, durant l’intégralité du métrage.
Allez voir Bon à tirer c’est accepter d’emblé que l’on soit devant un divertissement bas de plafonds, fait par des potaches un peu sur le retour. Est-ce que cela vole haut ? Non. Est-ce que cela s’avère incapable de tirer un ou deux rires ? Au risque de passer pour un gros beauf je vais dire non. C’est justement dans le côté un peu pipi caca totalement assumé ici que le film tire sa meilleure cartouche. Effectivement une fois en dehors de la salle, à l’exception des gags les plus hardcore ou scato il ne vous restera pas grand-chose de l’expérience, mais est-ce que le film était fait pour durer ? Je ne pense pas. Il faut plus le voir comme une sorte de parenthèses dans la carrière en perte de vitesse des Farelly. Un coup facile pour se remettre en selle. À mi-chemin entre la commande impersonnelle et les beaux restes d’un humour féroce aujourd’hui révolu BAT est un hybride. Le genre de ceux qui agace ou charme, mais ne laissent pas indifférent.
Owen Wilson que l’on a connu plus en forme, joue à merveille ce mari paumé incapable de s’adonner aux pires turpitudes comme son meilleur ami. Est-ce que l’air déconfit qu’il arbore pendant tout le film change des autres rôles de sa carrière ? Non pas vraiment. Il a tendance à se répéter un peu beaucoup dans ce genre de comédies. Il le fait bien certes, mais la lassitude commence à se faire sentir dans son œil par moment un peu trop vide. Que reste-t-il de ce film à la sortie de la salle ? Pas grand-chose, mais ce qui compte est que sur le moment et même si ce fut du rire gras et bas de plafonds, on a ri. Les farelly nous ont habitués à mieux, mais on a aussi souvent vu nettement pire. À voir entre amis. Un film sans prétention.





Bon à Tirer (B.A.T.) (Hall Pass)Owen Wilson-Critique du film http://t.co/FIb2WX5 via @chandleyr
Moi j’ai juste envie de dire “Patate”
@nanouche: pas mieux ou sinon y’a faux gazon, mais ca n’amène que des problèmes dans le film. Donc je reste sur patate ^^
@admain aka axel foley aka chandleyr : euh Faux Gazon meme pas dans un rêve. On a deja eu cette discussion mieux vaut ne rien avoir qu’avoir un fake “gazon”
@nanouche: mwuahha que répondre a cela.