Synopsis : Bien qu’elle soit jeune, jolie, dynamique et ambitieuse, Becky Fuller est en pleine traversée du désert professionnelle et sentimentale.Aussi, lorsqu’on propose à cette productrice TV de reprendre “Daybreak”, la matinale la moins regardée du pays, elle accepte le défi sans hésiter. Pour booster l’audience, elle décide d’engager Mike Pomeroy, le journaliste de légende de la chaîne. Mais le charisme de Mike n’a d’égal que ses caprices de star, et ses relations sont électriques avec Colleen Peck, sa coprésentatrice. Les coups bas hors plateau s’accompagnent très vite de petites phrases assassines à l’antenne…
Dans le même temps, Becky craque pour un producteur de la chaîne, mais sentiments et travail ne font pas toujours bon ménage. Parviendra-t-elle à sortir l’émission de l’impasse et à trouver l’amour ? La comédie romantique est un des genres que le cinéphile lambda « critique » déteste le plus. Cela fait longtemps que je ne cherche plus à comprendre le pourquoi du comment. Je suis moi aussi un lambda et pourtant j’adore ce genre. Que ce soit dans les bonnes ou mauvaises productions. Oui c’est horrible, je sais. Est-ce que Morning Glory est un film inoubliable ? Non, est-ce qu’il en est mauvais pour autant ?Non, en grande partie grâce à son casting qui réussit à sauver les meubles d’un scénario très prévisible.
L’originalité n’est pas le point fort de Morning Glory. C’est un fait on n’y peut rien et le réalisateur semble en avoir fait son deuil assez rapidement. Mais conscient de cette lacune, il mobilise ses derniers efforts sur deux axes en particulier : le tempo et le casting. Rachel Mc Adams et Harrisson Ford ont certes eu des rôles plus brillants, mais ici en tout cas, on peut clairement dire qu’ils portent/sauvent cette comédie. C’est bien souvent le cas avec ce genre de comédies. On est prêt à passer sous silence les faiblesses du script si le casting suffit à nous procurer un petit moment de détente. C’est ce qui se passe avec Rachel Mc Adams dans un 1er temps. Sorte de working girl en mode ultra cute, elle est l’archétype du personnage de fille fait pour parler au plus grand nombre. Certes l’épaisseur de son personnage ne va pas vous donner une indigestion, mais il sera amplement suffisant pour vous faire passer du bon temps. Bridget Jones en mode Working Girl, j’avoue elle est craquante. De l’autre côté, Harrisson Ford devient de plus en plus comme Clint Eastwood.
Loin des rôles de jeune premier d’antan, Ford est désormais comme Clint abonné aux rôles de vieux grincheux. Ses rides, sa voix ( en VO) tout se prête à rendre ce personnage sympathique. Oui c’est un rôle mineur et par moment on se demande pourquoi il l’a pris, mais cela fonctionne. Oui c’est bizarre de le reconnaître et oui Ford enchaîne les rôles mineurs, mais je vais faire hurler en disant cela, je le préfère dans Morning Glory que dans Indy 4. Quitte à cachetonner, autant que cela soit drôle et sans conséquences. Typiquement le cas de ce qui se passe ici. L’histoire est un petit peu annexe et dès le début le spectateur prendra cette donnée en compte. Morning Glory est prévisible et pourtant si l’on prend le film pour ce qu’il est difficile de nier un certain petit plaisir coupable.
Est-ce que Morning Glory est une excellente comédie ? Non dans le genre il y a bien mieux et son réalisateur a aussi fait des productions bien plus performantes ( coup de foudre a Nothing Hill), mais cela fonctionne. Sans Harrisson Ford et Rachel Mc Adams dont le sourire ferait fondre, une armée sauve de l’oubli un film qui sans eux n’existerait pas. Plaisir simple pour certains, ennui sans fin pour d’autres. Morning Glory divisera. Dans mon cas, j’avoue ma faiblesse. Rachel je t’aime !!!




