Synopsis : 10 ans se sont écoulés depuis les terribles meurtres commis par Ghostface. Sidney Prescott est parvenue à tourner la page, mais c’est tout de même avec appréhension qu’elle retourne à Woodsboro pour le lancement de son premier roman.Ses retrouvailles avec sa cousine Jill ainsi qu’avec le duo de choc Dewey et Gale seront de courtes durées : Ghostface est de retour mais cette fois-ci les règles vont changer.Quand on parle de Scream, on pense à ce tueur masqué égorgeant, poignardant et massacrant à tour de bras. On se souvient de ce 1er film ouvrant un nouveau pan de la saga des slashers. Le tout mis au goût du jour. Puis très vite on se remémore ses deux suites pas très bonnes et au final on se dite que ce Scream 4 ne part pas forcément sous de bons augures. Qu’en est-il au final ? La réponse est simple : Scream 4 est loin d’être aussi mauvais que je ne le pensais, mais n’est pas non plus si novateur et mémorable que cela. En fait au lieu de Scream 4 on est plus face à un Scream 1.5 qu’autre chose. Et c’est peut-être là que le bât blesse…
Comment redonner vie à une saga ayant fait la fortune d’un studio et le comeback médiatique de son réalisateur et scénariste ? Très simple, il suffit pour cela de reprendre dans les grandes lignes le même film et d’updater la structure scénaristique. On est à l’air de Twitter et Facebook, qu’à cela ne tienne, ils feront leurs apparitions dans le film. Tout est fait ici pour parler à la nouvelle génération, tout en ne perdant pas en route les fans de la 1ere heure. Le hic reste que si l’on a déjà vu les 3 premiers films, il n’y a pas de grosses surprises qui vous attendent. Je ne dis pas que tout est cousu de fil blanc, loin de là. Mais l’ensemble paraît parfois s’autoparodier. Scream 4 a bien souvent des allures de grande comédie avec un peu de meurtres au milieu, plutôt que d’un vrai slasher. Cela a toujours été plus ou moins le cas, mais dans les précédents opus la balance était mieux dosée. Ici on rigole beaucoup plus souvent que l’on frémit. Les rares fois où cela arrive, c’est la plupart du temps des effets de peur assez mécanique…
Les personnages quant à eux reviennent sur le devant de la scène sans nous provoquer de véritables grandes surprises. Scream est un schéma assez balisé. L’histoire des personnages est connue d’avance et l’on ne s’appesantit guère dessus. Elle est pourtant remise en avant correctement pour que les nouveaux arrivants ne soient pas perdus. Est-ce que cela sauve le film de certains tunnels narratifs ? Non pas vraiment cela ne le tue pas non plus. Mais malheureusement, il n’en ressort pas meilleures pour autant. Le point positif réside dans l’avalanche de caméos. Tout le monde n’accrochera pas, mais certains s’avèrent suffisamment bons pour surprendre. Est-ce que cela suffit pour autant à sauver l’ensemble de la production ? À mes yeux non. Scream avait à son époque mis en avant un renouveau d’un genre désuet et Scream 4 fait quelque chose de très particulier : il l’enterre pour la 1ere génération et le remet au monde pour la nouvelle. 2 films en un… Ce qui m’agace le plus avec ce film reste son côté au final faussement hype et pleinement superficiel. Car oui Scream 4 n’apporte rien de plus à la saga, malgré les apparences.
Wes Craven et Kevin Williamson réalisent ici ce que j’appelle un coup facile. Cout de production peu énorme et film jouant sur l’effet de nostalgie. Le jackpot est gagnant et le risque au box-office assez minime. N’attendez donc pas le moindre sursaut réel ou surprise de tailles. Scream 4 est un produit comme tant d’autres avec un arôme artificiel lui donnant une saveur capable de tromper le palet pendant quelque temps. Le désarroi vous gagnera quand la combine tombera à l’eau révélant le goût de la vieille viande. Certes on peut cacher cela par de nombreux aromates artificiels, mais la finalité est la même. Scream 4 c’est un peu le vieux plat que l’on ressort avec une petite mise à jour en espérant que la nouvelle génération de clients n’y verra que du feu. Le pire dans l’histoire…c’est que cela a de bonnes chances d’être le cas. Distrayant et complètement sans intérêt à la fois. Un peu à l’image de la carrière de Wes Craven.
Tags: Critique du film, kevin williamson, scream 4, wes craven
caro
April 6, 2011 at 13:36
pire que le film raté, le film “le cul entre 2 chaises” de raté à pas si mal