Synopsis : Colter Stevens se réveille en sursaut dans un train à destination de Chicago. Amnésique, il n’a aucun souvenir d’être monté dedans. Pire encore, les passagers du train se comportent avec lui avec familiarité alors qu’il ne les a jamais vus. Désorienté, il cherche à comprendre ce qui se passe, mais une bombe explose tuant tout le monde à bord.Colter se réveille alors dans un caisson étrange et découvre qu’il participe à un procédé expérimental permettant de se projeter dans le corps d’une personne et de revivre les 8 dernières minutes de sa vie. Sa mission : revivre sans cesse les quelques minutes précédant l’explosion afin d’identifier et d’arrêter les auteurs de l’attentat. À chaque échec, les chances de pouvoir revenir dans le passé s’amenuisent.Alors qu’il essaie d’empêcher l’explosion, ses supérieurs lui apprennent qu’un deuxième attentat est en préparation en plein cœur de Chicago et qu’il ne s’agit plus de protéger les quelques passagers du train, mais la ville tout entière. La course contre la montre commence…
La science-fiction est un domaine casse-gueule où il devient difficile de se renouveler. Hollywood tente de temps à autre le coup, mais parfois sans y mettre la volonté adéquate. Puis viens le moment où les astres s’alignent comme il faut et l’on découvre le petit moment de grâce cinématographique qui fait plaisir. Ce moment dans le cas présent se nomme « Source Code » et pour moi il s’agit tout simplement d’un des meilleurs films du genre mis sur le marché depuis longtemps. Source Code n’est pas forcément le film typique blockbuster. Le genre de produit sans cervelles ne reposant que sur des explosions et coups de théâtre vaseux. Bien au contraire, Source Code s’appuie sur un fil scénaristique assez classique tout droit sorti d’un épisode de la 4e dimension ou d’un vieux pulp, mais c’est aussi ce côté volontairement old school qui lui donne une saveur aussi agréable. Le film de Duncan Jones, joue sur des codes que l’on applique plus forcément trop dans ce genre de productions. Le spectaculaire passe en deuxième position après la mise en avant des personnages. Ils sont certes simples et pourtant le tout se met très correctement en place. L’adhésion que le spectateur ressent envers eux renforce encore plus le côté au final assez « poétique » du final.
The source Code est aussi bien une histoire d’amour, qu’un petit drama et un thriller pur jus. Le mélange des genres avait de quoi effrayer au 1er abord et pourtant, les pièces s’imbriquent sans le moindre problème. Duncan Jones s’efface ici au profit de l’histoire et des acteurs pour que le film trouve sa propre vie. C’est un travail assez particulier que de savoir donner au film une identité propre sans que l’ombre du réalisateur ne parasite l’ensemble. Cela demande de l’humilité et du talent. Jones à la chance d’avoir les deux en stocks et cela bénéficie grandement au film. Inventif et capable de faire en sorte que l’argent se voit à l’écran sans problèmes, le jeune réalisateur réussit ici un second coup d’éclat après moon. Mais Source Code est aussi et surtout une réussite en grande partie grâce à ses acteurs. Jake Gyllenhaal, Michelle Monaghan, Vera Farmiga forment ici la colonne vertébrale du film. Ce trio de personnages offre au film une courroie de transmission parfait niveau émotion, et ce, de l’écran vers les spectateurs. Tout est fluide et l’on en ressort sous le charme.
Jake Gyllenhaal que l’on aime ou l’on déteste, mais ici je le trouve une fois de plus très crédible. Il apporte une certaine crédibilité et fragilité à son personnage.Son jeu d’acteur s’affine de film en film et Source Code est une bonne étape pour démontrer tout le potentiel qui réside derrière ce très bon jeune 1er. Témoignage d’un amour de la SF digne d’une autre époque Source Code est un hybride rafraichissant. Tout en respectant les règles du film de genre actuel, il réussit à les mixer avec ceux d’antan pour au final accoucher d’un film d’auteur de SF faussement commercial et pleinement jouissif. Difficile de nier son plaisir face à un travail aussi bien fait. Source Code est la preuve parfaite que même si parfois elles se font attendre les bonnes histoires fleurissent toujours à Hollywood. L’attente est longue, mais quand le moment vient on se dit que cela en valait la chandelle. Excellente surprise !




