Synopsis : Robbie est un lapin adolescent dont le père dirige une chocolaterie secrète qui produit chaque année les délicieuses confiseries pour les fêtes de Pâques (cloches, lapins et œufs en chocolat). Le père de Robbie, personnage enjoué et connu pour être le Lapin de Pâques, est prêt à céder la chocolaterie familiale à son fils. Cependant, Robbie ne rêve que d’une chose : devenir batteur dans un groupe de Rock. À la veille de la passation de pouvoir, Robbie s’enfuit. C’est pendant son séjour à Hollywood qu’il fait la connaissance de Fred, un jeune homme qui nourrit de grands rêves qu’il n’a toujours pas réalisés. À l’approche de la trentaine, Fred vit toujours chez ses parents, le temps de trouver un travail et un sens à sa vie. Il finit enfin par se voir confier la délicate mission de s’occuper d’une majestueuse demeure, qui doit garder tout son éclat en l’absence de ses propriétaires. Un malencontreux incident pousse Fred à héberger Robbie dans la villa ; ce dernier se révélant être le plus odieux des hôtes. Inquiet de la disparition de son fils, le Lapin de Pâques charge son commando d’élite, les Bérets roses, de le ramener à la maison. Seulement, voilà, l’affaire familiale est sous la menace de Carlos le poussin, n°2 aux commandes de l’usine. Profitant de la disparition de Robbie, Carlos complote pour prendre la main sur la chocolaterie familiale et contrôler ainsi les fêtes de Pâques. Fred et Robbie réaliseront-ils leurs rêves? Robbie et les Bérets roses reviendront-ils à temps pour sauver la chocolaterie familiale des mains du perfide Carlos?
Où commencer ? Il y a des films d’animation et pour enfants qui font preuve d’originalité…et il y a les autres. Ceux qui ressemblent au final à des téléfilms et empilent les lieux communs comme des perles. Le pire dans l’histoire reste que parfois cela marche.Dans le cas de Hop, cela reste un mystère pour moi. Produit par la même équipe qu’alvin et les chimpmunks, le film en affiche les mêmes carences. Scénario faiblard, blagues éculées et construction très schématique de l’histoire. Le film ne fait jamais vraiment d’efforts pour surprendre. C’est donc là que la scission entre le public adulte et les enfants se crée. HOP est fait pour un public très jeune à la recherche d’un divertissement rapide. Car effectivement HOP n’est rien d’autres et c’est bien là le problème. Là où plein de films naviguant dans le même domaine, tente de faire l’effort de l’originalité, HOP joue la carte contraire.
Même si le personnage principal est mignon, il ne lui est que rarement offert d’espace pour briller. Il en va de même pour l’autre héros humain ( James Marsden) qui ici semble courir après les reliquats de sa carrière. Le scénario empile les lieux communs, badigeonne une vague histoire mettant en opposition un fils et son père et clôturant sur un finish dégoulinant de pathos. Hop n’épargne rien aux spectateurs. Le gros souci est qu’au-delà du constat d’entrée qui va vous faire dire « mais pourquoi ? », ce film ne sort jamais de la zone médiocre. C’est comme si un direct to vidéo avait eu les honneurs d’une sortie en salle. On voit les coutures dans tous les sens, mais malgré l’absence de finition correcte, le public fait en sorte de faire comme si de rien n’était. Qu’est-ce que l’on retient de Hop ? Un lapin dont les déjections sont des dragibus, une participation édifiante de David Hasselhoff, des lapins ninjas, des poussins mutants qui se transforment en lapin géant et Hugh Laurie qui prête sa voix a un lapin.
Mais si ce que vous attendiez s’apparente à un scénario, des bons acteurs, une non-envie de vous pendre et des bons souvenirs en sortant de la salle, il faudra aller voir ailleurs. HOP n’affiche aucunes de ces qualités. C’est ce qui reste le plus triste. Ni bon, ni horrible, juste tragiquement médiocre, ce film ne fait aucun effort pour relever le niveau. On en ressort l’esprit en miettes et dans un état second. C’est peut-être l’effet voulu après tout. Je ne sais pas, pour l’instant je n’ai plus qu’une envie oublié ce film. C’était déjà en partie le cas en sortant de la salle. C’est dire…
Sortie le 6 juillet 2011



