Synopsis : Marius Vallois a douze ans et besoin d’un père.Marie Vallois a un fils de douze ans, de lourdes responsabilités professionnelles, un amant à calmer, un poste à pourvoir, une soeur adorée, un cousin compliqué, mais aucun père pour Marius.Robert Pique a une centrale vapeur, toujours du linge en retard, un fantasme chinois, une voisine qu’il protège et cherche du boulot.Monsieur Papa est l’histoire du curieux lien qui va se tisser entre ces trois personnages. Un lien qui leur donnera beaucoup de fil à retordre et des attaches pour la vie. Faire un 1er film quand on est un acteur connu n’est jamais simple. C’est encore pire quand on s’appelle Kad Merad et que de facto tout le monde s’attend à ce que l’on nous fasse rire à gorge déployée. Fort heureusement, Kad Merad décide ici de jouer un peu l’effet inverse. Certes Monsieur Papa est drôle par moment, mais c’est avant tout une comédie douce amère sur 3 êtres à la dérive qui grâce à un coup de pouce du destin finissent par se retrouver sur la même route. Pour le meilleur et pas trop pour le pire.
Est-ce que ce 1er film est parfait ? Disons-le tout de suite, non et principalement dans sa conclusion un peu trop rapide et sentimentale démonstrative. Mais est-ce que cela veut pour autant dire que le reste du film est bancal ? Non loin de là justement. La principale force de Monsieur Papa est de réussir à jouer sur différents univers, le drame, la comédie, une romance qui n’en est pas une. Insaisissable et aventureux dans ses envies Kad Merad signe ici un 1er film assez intéressant dans son ensemble. Le duo qu’il tient avec Michelle Laroque est aussi improbable qu’attachant. Deux êtres que tout oppose et qui trouvent en la personne de ce jeune garçon un moyen de soigner les blessures du passé pour avancer. Doté d’un rythme lent et parfois plus proche du cinéma anglais ou indé que de la grosse comédie grand public, Monsieur Papa zigzague avec plus ou moins de bonheur d’un extrême à l’autre.
Kad Merad n’oublie jamais d’injecter de l’humour dans ce film, en témoigne la galerie de seconds rôles ( Olivier Barrou, Clovis Cornillac…) qui offre à l’histoire un côté aussi décalé qu’attachant. C’est d’ailleurs ce qui m’a peut-être le plus touché dans ce petit film. Le parcours du personnage de Kad Merad, l’univers dans lequel il évolue et comment sa relation avec cet enfant le remet sur pied, m’a fait penser d’une certaine façon à une version plus sérieuse et mélancolique de About a boy de Nick Hornby. Les deux histoires sont différentes, mais sur le fond la relation et les changements qui en découlent restent les mêmes. Alors certes au final le film n’est pas exempt de défauts, mais la somme de ces derniers à mes yeux reste inférieure au plaisir tout simple que représente ce 1er film.
Kad merad réussit à ne pas (trop) se prendre les pieds dans les pièges qui l’attendaient avec ce film. C’est une bonne surprise vu que pour être honnête je craignais de le voir s’embourber dans la grosse comédie classique. Ce n’est définitivement pas le cas et sincèrement tant mieux. Assez différent dans sa sensibilité filmique en comparaison de son comparse Olivier Barroux, Kad Merad va-t-il nous faire ( toute propension gardée) une carrière a la Ben Affleck. Un acteur qu’on aime détester et qui au final se révèle assez performant dans un domaine où on ne l’attendait pas ? L’avenir nous le dira. Pour un premier essai en tout cas, le résultat se laisse regarder avec simplicité. Ce qui est déjà une bonne chose. Attendons la suite pour voir s’il concrétise désormais.
Sortie le 1er Juin 2011






ça m’a l’air assez intéressant comme concept. Peut-être un peu dans la même veine que l’Italien, qui abordait un sujet “grave” sur un ton humoristique ?
@jmulans: ahhhhhhhhhhhh malheureux ne parle pas de l’italien ici, jamaisssssssssssssssss tu entends jamaisssssssssss
plaisanterie à part. Les deux films n’ont rien à voir. Celui de merad est bcp plus mélancolique et fin que je ne le pensais. Il y a
des problèmes certes, mais l’ensemble est nettement meilleur que l’italien. Les deux films sont très différents je trouve.
L’Italien j’avais trouvé ça globalement moyen, même s’il y avait de bonnes idées à la base. Du coup si tu me dis que c’est différent ça me donne envie de le voir
@jmulans: allez j’avoue cette article est emplie d’une irone latente
Pendant que Olivier Barroux continue les comédies "à la française" Kad Merad tente l’aventure du 1er film et… http://fb.me/MzdseBKY