Aller dans un concert est toujours une expérience particulière. On y croise de tout, le petit bobo excité qui fait semblant de taper en rythme pour se donner un style…mais est neuf fois sur 10 à la ramasse, la modasse qui croit connaître les paroles, mais vous inflige une pluie de yaourt dans vos oreilles si elle ne respecte pas une distance de sécurité entre elle et vous. Oui un concert c’est un zoo à ciel ouvert ou pas. Puis perdu dans le tas, il y a des gens comme moi, des semis autistes qui de loin donnent l’impression de ne pas laisser paraître grand-chose. La vérité est que bien souvent je ne m’emmerde pas, mais pour profiter égoïstement de l’artiste que j’aime en live, je m’enferme, je fais abstraction de ce qui m’entoure et je ne me focalise plus que sur une chose : l’artiste. C’est exactement ce qui s’est passé avec Imany hier soir. C’est la 2e fois que j’ai la chance de la voir en live et le plaisir ne diminue pas avec le temps. Deux personnes proches m’ont fait le cadeau de m’emmener la voir à nouveau alors que j’étais certain qu’il n’y avait plus de places. Chose qui m’avait poussé à me faire une raison.
Alors, imaginer mon sourire d’enfant hyperactif en approchant du New Morning hier soir et en ne tenant plus en place. J’ai découvert Imany de façon inattendue, la bonne personne qui vous parle d’une artiste vous pousse à y aller et le déclic se produit. J’aime la musique par-dessus tout, moyen indispensable pour écrire, passer le temps, stimuler ou canaliser mes idées je ne peux pas passer une journée sans en entendre. Dans le lot de mes choix éclectiques, Imany tient une place de choix. La donne est différente des autres, car j’ai fait mes premières gammes avec elle en la découvrant en live. Chose qui une fois qu’on la vue fait que la balance n’aura plus beaucoup d’espoirs de pencher dans le négatif. Alliance parfaite du charme, de la classe et d’une voix à la sensualité écrasante, Imany est une artiste rare. Il y a les artistes qui vous divertissent et ceux qui vous travaillent sur le long terme. La voix d’Imany pourrait s’apparenter à une foreuse de sentiments. Elle vous colle au mur dès le démarrage, vous caresse aux entournures pour mieux tromper la vigilance et au détour d’un enchainement finit son travail d’exploration pour vous toucher direct au cœur.
On aura beau dire tout ce que l’on veut, mais Imany se vit en live. Bien évidement j’encourage à acheter son EP, album et tout ce que vous trouverez, mais garder en tête qu’aussi bon soit-il, ce ne sont que des succulents avants-gouts de ce qui vous attend en la voyant sur scène. Sorte de grande poupée angélique, prêtresse rythmique et ensorceleuse de rêve, Imany est tout simplement l’une des rares artistes qui en live soient capables de me faire pleurer ou dresser les poils en l’espace de deux chansons. Si l’occasion se présente et que vous êtes disponible pour une de ses dates de concerts, faites-vous plaisir, allez-y. Sincèrement, je ne peux pas vous donner de meilleurs conseils, allez-y ou pas, mais ne venez pas vous plaindre si vous laissez passer le coche et que l’on vous dit après que c’était terrible. Car soyons logique, si une personne vous dit le contraire concernant Imany, soit, il/elle vous ment…ou alors il/elle a juste mauvais goût. Allez-y !




