La planète des singes est une saga avec laquelle j’ai grandi. Je l’aimais autant que je la trouvais kitsch. Dernièrement sans vraiment y réussir ( et le mot est faible…) Tim Burton a voulu raviver la flamme. Erreur sur toute la ligne. Du coup l’idée de voir cette préquelle me faisait un peu peur. Voir même beaucoup. Puis le nom de Weta apparut dans la boucle et l’on commença enfin à avoir une idée de ce qui nous attendait en tant que spectateur. Puis les premières images finirent par arriver et c’est là que la claque se fit sentir. Le genre de celle qui fouette le sans et vous réveille d’un coup. Oui la planète des singes : les origines est une excellente surprise, mais pas qu’en raison de ses effets spéciaux incroyables. Non loin de là. Il est plus ici question de scénario, de profondeur émotionnelle et d’un certain respect de la saga d’origine. Chose que Burton avait été incapable de faire du début à la fin.
Mais la plus grosse réussite du film et son cœur d’ailleurs reste Cesar ! Un personnage qui sous ses poils virtuels voit se cacher Andy Serkiss le roi de la Mocap, l’homme qui donne vie aux créatures les plus folles. Après Gollum voici sa nouvelle création Cesar ! Cela faisait très longtemps que je n’avais pas pris un plaisir pareil face à un personnage qui n’existe au final pas…ou presque. De sa genèse jusqu’au moment décisif où il deviendra le leader de qui sera le déclin de la race humaine, Cesar se pose comme un personnage particulier. En effet le film réussit très vite le tour de force de renverser la balance. On est assez rapidement du côté des singes, les humains à de rares exceptions n’offrant que peu d’espoirs sur une possible cohabitation paisible. Pourtant, cela n’empêche pas Cesar de faire preuve de compassions et de compréhensions. Leader d’un nouvel ordre et pourtant capable de faire preuve de bonté envers ceux qui l’ont pourtant réduit à l’état sauvage d’où il avait pourtant été retiré par la main de l’homme. Victime des caprices des humains, il se voit donner et retirer ensuite un privilège. C’est sur ce point que le film lance sa marche de destruction.
L’évolution du personnage dans tous les sens du terme est frappante et à chaque étape le spectateur se retrouve côte à côte avec ce personnage dont les choix pourraient être les nôtres. Parfois plus humain que les humains du film, Cesar ne cherche au final qu’a trouver sa place dans la société et y assurer celle de ses semblables. Et c’est durant tout ce parcours que le magnifique travail d’Andy Serkis va changer la donne. Qu’en est-il de la qualité des effets spéciaux ? Certes ils sont très bons, avec des hauts et des bas, mais le point qui fait oublier tout cela est le suivant. Nous ne sommes pas devant un effet spécial, mais bel et bien devant un personnage. Ce qui veut dire que très vite du moins pour moi, j’en suis venu à ne plus penser à Cesar en terme de données informatiques, mais bien en données émotionnelles. La dernière partie du film est d’ailleurs significative de ce cheminement, on se la prend littéralement dans la gueule. Le basculement de Cesar tient en une phrase et une scène. Je ne spoilerais pas, même si l’on s’attend à ce qui s’y passe, mais le travail en amont a été tellement bon que lorsqu’elle arrive on sait que le film est définitivement parti dans une autre teneur. Tout comme son personnage principal.
Le film n’a qu’un gros défaut à mon goût. Comme beaucoup de grosses productions, il est fait dans l’idée d’être le premier volet d’une trilogie. Ce film est donc une magnifique introduction aux origines de la saga, utilisant des personnages forts, mais cela n’empêche qu’en bout de course, une fois le film fini, un sentiment de frustration nous étreint. On en veut plus, la saga commence à peine et ce que l’on vient d’y découvrir est juste rempli de tellement de possibilités que cela laisse le spectateur avec la bave aux lèvres. Le film ne se prive pas non plus de clins d’oeils discrets à la saga d’origine renforçant encore plus du coup sa place dans la continuité d’origine. Qui l’eut cru ? Ce film que personne n’attendait sous ses allures de gros blockbusters se paye le luxe d’être un des films de SF les plus passionnants que j’ai vu ces dernières années et doté d’un personnage principal dantesque. Hail to Cesar !!!





Bon bah avec Super 8, Captain america et la planete des singes + peu etre un Schtroumpfs pour le plaisir, ca va etre un mois tres cinephile ^^
J’avais vu la BA et je trouvai le singe presque humain, ca me donnai envie de le voir, maintenant c’est sur que j’irai ^^
Je repose ma ptite critique:
J’en reviens,que du bonheur,moi qui penser que l’action aller prendre le pas(certain font être déçu pour le manque d’action),mais non,ça prend bien son temps,on s’attarde sur les protagoniste,est ça monte crescendo.
Les acteur sont tous nickel(Serkis et Lithgow en tête),est que dire des magnifique CGI de Weta,la encore plus que bluffant.
Les différent singes qu’on peut suivre sont juste bluffant.
Malgré une a deux chose sur la fin qui m’ont agacer(peux de flic comme même),tout le reste est une réussite.Après l’excellent X-men qui reste MON gros coup de cœur,est celui ci,la Fox semble soigné de plus en plus c’est projet(a moins que sa soit le talent des équipes du film,ce que je pense plus).
@dan: la plus grosse réussite reste la mise en avant de Cesar dans l’univers de la saga et d’avoir humaniser ce personnage qui n’existe pas. Désormais dans le 2e film, ils pourront passer plus de temps pour montrer les dissensions qui vont se mettre en place parmi les singes et la fin de la race humaine. Une petite réussite inattendue ce film. J’overkiffe.
la weta y est pour beaucoup aussi ^^