Ce petit moment où tu regardes ta feuille blanche et te demandes ce que tu vas y mettre. L’inspiration t’abandonne, tu te tripotes l’intelligence avec frénésie espérant en faire sortir un dernier zeste d’intelligence et rien ne vient. Alors, c’est à partir de ce triste moment que ta vie de pisse-copie du net prend une tournure inquiétante. Tu commences à imaginer le monde sous un angle différent. Les gens ne sont plus des humains, mais des backlincks sur pattes. Chaque parole est comme un échange de flux d’informations binaires se posant sous le joug de la réalité. Oui ça y est la vérité vous tombe dessus, la matrice déconne et l’ennui est que vous n’êtes pas Neo et non votre pote black qui vous accompagne comme dans un bon gros film américain n’a pas la tête de Laurence Fishburne ni sa classe. Ce qui nous amène au constat suivant, que faire? Oui, que faire??? La question en soi est simple, mais la réponse tarde à montrer ses charmes. Un peu comme une stripteaseuse qui n’aurait pas compris l’essence même de son job.
Alors du coup, tout comme un bon écrivain d’antan, vous vous lancez dans les déviances les plus incroyables. Plus aucuns abus ne vous effraient, de soirée en soirée les verres défilent, l’ivresse vous tient compagnie et c’est alors que comme par hasard votre ami Moleskine accepte de se faire souiller des pieds à la tête par vos écrits aussi incompréhensibles soit-ils. Le hic est que le matin venu arrive le moment où la raison décide à son tour de vous chatouiller le peu d’intelligence encore présent chez vous et l’idée qui vous semblait géniale hier n’a plus le même attrait au réveil. Pire encore, elle est tout simplement incompréhensible. Votre désespoir devient alors votre meilleure amie, vous l’étreignez, il vous rend la pareille et l’un dans l’autre vous finissez par ne plus former qu’un seul et unique être à la créativité aussi pauvre qu’un lac en plein milieu du désert.
Fort d’un sentiment de désespoir, vous n’avez dès lors plus qu’une seule envie…remplir le vide de votre zone créative. Voir même de votre vie tout court. Et là, vient l’étape de la dernière chance, la recherche de sujets. Le créatif, le buzzable, le facile. L’envie de faire un top 10 ou top 15, enfin des choses qu’en temps normal votre créativité vous interdisait de faire. Mais le hic est qu’aujourd’hui avec la fin de l’année approchante, respecter votre engagement envers votre bon sens est le dernier de vos soucis. Ne nous mentons pas, vous n’en n’avez rien à faire. Ce qui du coup aboutit à la situation bizarre et o combien désagréable du type devant sa page blanche qui se dit « oh mon dieu!!!! je ne sais pas quoi écrire » Constat incroyablement lucide, le genre de ceux que l’on n’aime pas avoir. Pourtant inutile de se le cacher…la situation est grave. Je n’ai pas d’inspirations, je n’ai plus de modjos, j’ai une MNT, une maladie numériquement transmissible…la flemme. Que Dieu ait pitié!
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