La web série « The Confession » avec Kieffer Sutherland était un peu passé entre les gouttes. Je n’avais à l’époque de sa diffusion pas eu la chance de mettre la main dessus et avec le temps, j’avais fini par tout simplement ne plus m’en souvenir. Un oubli qui désormais est du passé après la découverte de cette dernière dans son intégralité. Il est vrai que cela ne prend pas forcément beaucoup de temps, pour la simple et bonne raison que le bout à bout de cette série, ne dure qu’une heure et deux minutes au final. Mais là où beaucoup de séries en six fois plus longues ont du mal à décoller, The confession en l’espace d’une heure met en place un point de départ très intéressant et donne une furieuse envie d’en savoir plus une fois la fin atteinte. L’idée de confronter un tueur à gages mystérieux avec une victime innocente n’est pas vraiment une nouveauté. Mais même si la base est classique, cette production réussit en créant un face à face dense entre Kieffer Sutherland et John Hurt. Économie de moyen et narration très proche du théâtre font que l’intensité de ce projet ne va qu’en grandissant. Le tout pour aboutir à un climax assez sournois et intense qui bien que prévisible dans son dernier acte ne perd pour autant rien en force.
Véritable drame plutôt que série d’actions, The confession surprend par sa noirceur en filigranes. L’aura « maléfique » de Kieffer Sutherland et toute la nuance qu’il réussit pourtant à mettre dans son personnage rendent la confrontation avec ce prêtre vraiment passionnante. Surtout à cause du simple fait que l’on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre en terme humain ni avec l’un ou l’autre des personnages. Et c’est ce qui fait la force de ce projet. John Hurt dans le rôle cet homme d’Église que l’on croit au-dessus de tout soupçon donne un contrepoint humain parfait à la froideur très « Jack Bauer » de Kieffer Sutherland. L’image de ce personnage collera encore longtemps à la peau de Sutherland et ce n’est pas vraiment ce rôle qui va la faire partir. Mais pourtant, il réussit à lui offrir des nuances qu’il n’avait pas eu l’occasion de mettre en avant dans cette autre série. Tueur implacable et apparemment sans états d’âmes, Sutherland au fur et à mesure que le scénario se déroule offre à l’œil du spectateur les contours d’un personnage beaucoup plus sinueux qu’on ne pouvait le penser. Le tout culminant dans le dernier acte où le spectateur se retrouve pris au piège en voyant ses convictions voler en éclats. Les apparences sont bien souvent trompeuses et l’on se voit offert le meilleur exemple pour démontrer cette théorie.
Projet un peu expérimental et pourtant diablement réussi, The confession fait plaisir à voir et donne envie de croire que ce projet ne sera pas qu’un one shot. Il y a vraiment la matière pour aller plus loin. Bien plus loin. Une excellente surprise.
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