From george Clooney to Jean dujardin… cela fait un peu accroche de Blockbuster, mais au final il s’agit juste de l’affiche du combat qui va avoir lieu aux Oscars d’ici peu. Deux comédiens au parcours atypiques et pourtant si proches quand on y regarde de plus près. Clooney et Dujardin ont tous les deux un passif au final assez comique, Clooney au travers d’un paquet de nanars mis en boite avant de connaître le succès et Dujardin via les nous c’est nous ou son talent de comédien « facial » inné. Mais là où ce point de jonction est encore plus flagrant, c’est bel et bien dans le virage de carrière que les deux hommes ont eu l’intelligence de faire. Aussi bons dans la comédie que dans le drame, ils démontrent en vieillissant des nouvelles facettes de talents que l’on n’attendait pas forcément d’eux. Ce qui amène du coup vers un choix horrible, un dilemme sans fin…essayer de définir dans sa tête qui mérite le plus l’oscar cette année?
George Clonney pour The descendants qui est tout simplement brillant, ou Jean Dujardin qui livre une performance moins quantifiable facilement, mais tout aussi jouissive pour quiconque aime un cinéma à l’ancienne. Et maintenant c’est le fan qui sommeille en moi qui se réveille et même si je suis un fan de Clooney pour le talent qui le caractérise ainsi que ses multiples facettes créatives, difficile de ne pas militer pour Dujardin. Si l’on regarde Intolerable Cruelty des frères Coen et que l’on met sa performance en parallèle de celle de Dujardin dans « The Artist », on voit que les deux hommes sont du même moule. Le corps parle autant que les mots, arme d’émotions et courroie de transmission pour faire réagir, les deux acteurs font dans le domaine du « charlie chaplin like… » un sans fautes. Et là question qui se pose est « Où Hollywood portera son choix ? » Les Oscars sont comme une élection politique et dans le domaine les frères Weinstein sont des véritables magiciens capables de faire des miracles que personne ne pensait possibles. Ce qui en soit m’amène à croire qu’après son succès au Golden Globes, il n’est pas inconcevable d’imaginer que Jean « Brice de Nice » Dujardin a une chance dans la grande course qui l’attend. Définitivement hâte de voir le résultat. Mine de rien, commencer dans les « Nous, c’est nous », continuer dans « Un gars, une fille », exploser grâce à « Brice de Nice » et finir aux Oscars, si ce n’est pas le parcours d’un acteur béni des dieux, il faudra m’expliquer.



