Je n’avais plus de souvenirs vraiment tangibles concernant « La firme », film avec Tom Cruise datant de plus d’une dizaine d’années. Difficile même de me rappeler si la qualité était au rendez-vous. Ce qui du coup s’avéra au final un point positif pour découvrir cette adaptation TV. Prenant le parti de se dérouler après les événements du film (enfin plus ou moins…) La série s’offre un nouveau départ en douceur, mélangeant un peu tous les styles en vogue à la TV US. En effet, il y a dans THE FIRM, beaucoup de dramas judiciaires et d’enquêtes de la semaine, du drame humain et de la cellule familiale en crise et surtout un double fil rouge qui respectant les codes de la série Tv donne envie de revenir en deuxième semaine. À peu de choses près en termes d’intrigues et de style, la série me fait vraiment beaucoup penser à DAMAGES. La question est désormais de savoir si sur la longueur, elle va réussir à trouver une identité propre loin de l’ombre envahissante des autres séries.
Là où Damages avait réussi à créer une certaine addiction chez le spectateur en partie grâce à son casting béton, The FIRM affiche des ambitions moindres dans le domaine. Le scénario et la conspiration doublée de l’histoire de vengeance se mettant en place sont les atouts majeurs de cette nouvelle série. On peut d’emblée par contre lui reprocher son manque de nouveauté du côté de la structure narrative. Déjà vu et quelque peu banal, le démarrage n’inspire pas forcément la plus grande des confiances. Deux épisodes complets pour poser l’univers, les personnages et la menace qui se construit hors champ, ce n’est pas beaucoup et parfois quand la structure ne révolutionne pas le genre, cela peut sembler long. Pourtant bizarrement la mayonnaise prend pour une raison simple, le casting (même si ce sont des seconds couteaux) est bon et l’écriture des personnages se révèle classique, mais efficace. Cela sauve l’ensemble et laisse apercevoir un potentiel certain pour l’ensemble. Polar juridique épisodique à tiroirs et plaisir coupable en attendant de découvrir le vrai potentiel de la série, cette nouvelle version de « La firme » se laisse regarder. Agréable, mais pas révolutionnaire.




