[Critique] Twilight 4 Déception (Breaking Dawn)Critique du film

Il y a des films dont on ne comprend pas forcément la place dans le monde du 7e art. Les sagas pour ados sont la nouvelle mauvaise herbe des studios en mal de dollars facile, et il m’arrive parfois d’être client du matériel de départ. Les adaptations ne sont pas forcément toujours ma tasse de thé, mais je reconnais la volonté d’adaptation et de faire durer le plaisir qu’a pu éprouver des dizaines de millions de lecteurs comme vous et moi. D’accord je ne suis pas un lecteur de la saga Twilight, mais au-delà de mon appréciation personnelle, c’est une saga qui a le droit d’exister comme tant d’autres. Ce qui me fait bizarre est de voir de film en film le manque d’ambition narrative qui au final à fait le succès des livres s’afficher avec autant de succès sur le grand écran. Car oui quand on en vient à ce 4e volet, première partie de la conclusion de la saga, il est difficile de ne pas rester circonspect devant le fait massif et impressionnant : il ne se passe rien avant quasiment les 15 dernières minutes du film. Soporifique et complètement vide d’enjeux…enfin presque dirons les fans, mais ne faisant pas partie de cette secte, j’avoue avoir du mal à comprendre les enjeux bénéfiques de la longue exposition aux yeux de bœuf de Robert Pattinson. Le tout saupoudré du jeu d’acteurs catastrophique de Taylor Lautner sorte de Mini Steven Seagal.

Là où le 1er film était un mauvais téléfilm, où le 2 était juste mauvais, où le 3 assumait complètement la bêtise de son histoire et affichait un second degré rafraichissant, le 4e me laisse perplexe. Apothéose des histoires d’amour des deux personnages majeurs et devant normalement donner un coup de fouet à la saga, le film montre o combien cette dernière patine et s’embourbe pour au final étirer en longueur quelque chose qui n’avait pas assez de carburant pour tenir plus d’une demie heure. Que ce soit Kristen Stewart ou Robert Pattinson, les deux acteurs trainent un regard absent et une apathie complètement déprimante d’un bout à l’autre du film. La soit disante love story qui les unie n’est pas crédible un instant. Pire encore, la façon dont elle est mise en scène de façon assez grandiloquente dirons nous, sous couvert d’une apparente finesse est aussi tragique que malencontreusement comique. Produit typiquement axé pour les midinettes ou femmes au foyer US en mal d’aventures, le film montre que les fondations de la saga reposent sur des bases assez fragiles. 4 films pour arriver à cela…voilà la conclusion que l’on pourrait se dire et l’interrogation qui désormais persiste est la suivante : Que se passera-t-il dans le dernier film ?

Au-delà d’accoucher d’un enfant pour le couple Edward et Bella, le film accouchera-t-il tout simplement d’un semblant de script ? La demande semble légitime dans le meilleur des mondes, mais aux vues des résultats dans le monde au box-office, on peut comprendre qu’elle ne trouve grâce aux yeux des producteurs. Produit marketing ciblé avec perfection, le film montre aussi malheureusement vers quels extrêmes, les sagas adolescentes de notre époque tendent. Puritanisme, chasteté et tout un tas d’autres valeurs que l’on assène dans l’histoire, sans la moindre finesse. Sorte d’abécédaire de la vie parfaite du petit ado un peu religieux et propre sur soi, mais suffisamment grungy, poétique et dark pour donner le change…Twilight finit par être à l’image de son public cible. Inodore et sans saveur. Vendre des grandes histoires d’amours n’a rien de criminel ou néfaste, mais encore faut-il que l’on est l’impression que des producteurs en passant par les scénaristes, et ce, jusqu’aux acteurs quelqu’un y croyaient un minimum.

Vide d’enjeux et donnant l’impression que tout le monde veut en finir vite, Twilight 4 est le film de trop dans le parcours. L’illusion comique et l’envie gratuite de se moquer ne prennent même plus. On est juste face à ce dangereux moment de vérité où l’on s’aperçoit que devant nous se dresse le vide scénaristique le plus grand. Le mystère est de voir que malgré tout les warnings qualitatifs se dressant devant le spectateur, le film fut un tel carton. La vie est étrange parfois…

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Cinéphile compulsif, photographe du dimanche, rat de bibliothèques et cynique en voie de guérison. Rédacteur/Créateur du site, bienvenue dans mon univers. http://www.twitter.com/chandleyr http://www.facebook.com/buzzmygeek

3 Comments

  1. Rabusu

    February 6, 2012 at 11:17

    bien d accord avec toi .:(

  2. Polaris

    February 19, 2012 at 10:05

    Oh punaise, c’est que le premier volet du dernier film !? Moi qui croyait qu’on en avait enfin fini avec cette bouse sidérale. Merde alors.

    • Chandleyr

      February 19, 2012 at 14:30

      @polaris: quand il n’y en a plus, il y’en a encore…

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