Synopsis : Une version moderne des aventures de Sherlock Holmes dans le New York contemporain.
Quand l’annonce du projet de série américaine autour du personnage de Sherlock Holmes a été mise en mode actif, les esprits ont pris un coup de chaud. Les fans de la série de Moffatt estimant que ce show allait être ridicule, voir une insulte ou pire un simple pompage de la brillante série anglaise. D’une certaine façon j’avais un peu le même point de vue, donc mes paroles ne sont pas des critiques. Alors, imaginez ma surprise quand au final, je découvre que ce pilote d’Elementary réussit à passer entre les gouttes et délivre en bout de course une excellente surprise. Moins fou et déviant dans son fond et sa forme, Elementary ne manque pas d’humour et c’est Johnny Lee Miller dans le rôle d’un sherlock peut-être plus « humain » et touchant bien que complètement bousillé de l’intérieur qui assure cette partie.
Tandis que Lucy Liu de son côté réussit l’impossible à savoir donner vie a une Watson féminine qui ne soit pas un cliché sur pattes, qui soit doté d’une personnalité propre et qui surtout s’avère comme dans l’esprit de l’œuvre d’origine totalement complémentaire avec Holmes. La dynamique reste en surface la même, mais ce que la série perd en humour très british, elle le gagne sur le fond en drama. Et c’est surtout le personnage de Watson qui en ressort grand vainqueur.
Le véritable point fort de cette série et c’est peut-être ce qui la différencie plus de son modèle anglais est qu’à défaut de s’arrêter sur la volonté de donner vie à l’univers ( adaptation des histoires célèbres), ce pilote prend principalement son temps pour faire une seule et unique chose majeure, cimenter la naissance de la dynamique du duo de Holmes et Watson. En terme de scénario et de façons d’injecter des futurs rebondissements dans l’histoire, le fait d’avoir déplacé le tout d’un continent à l’autre ouvre la porte a des futurs tentatives scénaristiques pouvant s’avérer drôle. Mais en choisissant de ne pas surcharger le pilote avec l’histoire anglaise d’Holmes, les créateurs font un bon choix peu courant, celui de vraiment prendre le temps de bien faire. Qui sont ces deux personnages à la dérive ? Des épaves aussi en ruines l’une que l’autre, et ce, malgré les apparences ? On dirait. Lucy Liu dans le rôle de Watson diffère de son homologue anglais en abordant le personnage avec une froideur apparente pour mieux cacher la fragilité du personnage. C’est un bon choix qui tempère bien avec le Holmes nouveau. Johnny Lee Miller a bien le côté survolté du Holmes Anglais, mais l’écriture de son personnage ici aborde différemment la façon de distiller les émotions. Plus réaliste dans ses agissements contradictoires et ses raisons pour les mettre en place, il délivre une prestation aussi touchante que drôle. Son Holmes est un peu un enfant hyperactif et incapable d’empathie ou d’ouverture avec les autres…coincé dans le corps d’un adulte approchant de la quarantaine.
Que reste-t-il en bout de course une fois le pilote fini ? Un grand sourire aux lèvres face à ce que l’on a vu. Il faut bien prendre en compte une chose, nous ne sommes pas devant le Sherlock d’origine à Baker Street et Lestrade et compagnie. Non, nous sommes face à une sorte de quasi add-on a la saga d’origine, limite les années perdues de Sherlock…en pleine désintox. Nouveau pays, nouvelle règle et en mettant ces données bout à bout on comprend le pourquoi de la prise de temps que les producteurs ont voulu pour que l’on s’attache aux personnages plus qu’au mythe global. Ici c’est avant tout l’homme et pas forcément son mythe qui nous intéresse. Il se réinvente et repart à zéro et loin de copier bêtement l’œuvre de Moffat sur la BBC cette version US en est une variation aussi complémentaire que sympathique. Une excellente surprise dans l’ensemble qui se paye peut-être même le luxe de faire un énorme clin d’œil à un personnage emblématique de la saga qui pourrait lui aussi voir ses origines américaines prendre forme dans ce pilote…Wait and see…
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Antinéa2
September 11, 2012 at 13:40
Bonjour et merci pour cette review.
Je vais être honnête, j’ai vu le pilote et je ne pourrais ne pas être d’un avis plus contraire mais après tout cela fait partie intégrante du jeu de la critique…
Du coup au lieu d’aller hurler avec les loups chez les gens qui comme moi n’ont pas aimé je souhaite donner ici mon point de vue. Pas que je souhaite m’imposer mais débattre avec ceux qui ont les mêmes idées que soi n’a aucun intérêt.
Je trouve que beaucoup sont étonnement complaisants avec ce projet. C’est mauvais, c’est mauvais. Ce n’est pas faire preuve de mauvais esprit que de dire que c’est mauvais.
Pour être honnête, je suis une très grande fan de Sherlock même si j’ai copieusement détesté A scandal in Belgravia et que la série n’est pas totalement dépourvu de faiblesses (le fameux et fumeux Mind Palace par exemple), mais nous ne sommes pas là pour faire une critique de Sherlock.
Donc Elementary.
Commençons par le commencement, la genèse de ce projet est pour le moins suspecte et entoure le projet d’une mauvaise réputation sans doute injuste mais cela les gens de CBS auraient dû y penser avant.
Elementary sent le soufre car CBS a très clairement choisi de surfer sur la vague des récentes adaptations de Sherlock Holmes et que si nous ne sommes pas dans le cadre d’une contrefaçon (Sherlock Holmes est libre de droit ce qui est bien pratique) il s’agit très clairement de parasitage (c’est un terme technique de droit, il ne faut pas y voir une attaque mal placée).
En gros on profite du succès des autres pour placer son propre produit.
D’un autre côté les gens de CBS auraient tords de se gêner, après tout l’argent n’a pas d’odeur.
Ensuite il ne faut surtout pas tenter de comparer Elementary à Sherlock. Ceux sont deux productions très différentes. D’un côté une production que l’on pourrait qualifier de prestige et de l’autre une série de base comme il en existe des dizaines aux Etats-Unis.
Le problème d’Elementary c’est que c’est tout simplement médiocre et pas besoin de s’amuser au petit jeu des comparaisons pour arriver à ce résultat. Ce n’est pas bon car ce n’est pas bon, un point c’est tout.
D’ailleurs CBS le sait bien. Le scénario d’Elementary traînait dans ses tiroirs depuis des années et cela bien avant le succès de Sherlock mais sans doute trouvaient-ils le projet trop faible à l’époque pour le produire. Et ils avaient raisons.
Alors vous me direz que ce n’est qu’un pilote et qu’il est injuste et prématuré de juger Elementary sur un simple épisode. Vous aurez raison mais je doute très fortement que ce pilote se soit retrouvé sur la toile par hasard. CBS veut créer le buzz et s’ils considéraient cet épisode comme trop mauvais et non représentatif de la suite de la production ils ne l’auraient pas mis en ligne. En gros, ils ont donné le bâton pour se faire battre.
Les problèmes d’Elementary sont multiples.
Premièrement l’intrigue : dull, boring, predictable comme dirait l’autre Holmes.
Soyons franc, ce n’est pas pire que n’importe quel cop drama mais c’est inutilement alambiqué et tiré par les cheveux. Le fait de ne pas être totalement bilingue est sans doute un handicap qui me fait perdre certaines subtilités mais franchement, ce n’est pas terrible.
Le truc avec ce genre de show c’est que précisément ce n’est pas l’intrigue le plus important mais la façon dont celle-ci est résolue. L’exemple le plus fragrant est sans doute Psych, les intrigues en elles-mêmes ne sont pas extraordinaires mais le duo Shawn Spencer / Burton Guster fonctionne très bien et les épisodes sont souvent très drôles (je suis plutôt bon public de ce côté). Psych a un côté sale gosse et bon enfant qui fait qu’on lui pardonne beaucoup de chose. Bref, Psych a du charme.
Ici, point de charme mais de l’ennui.
Le second problème et bien plus important dans ce genre de programme qu’une simple faiblesse scénaristique ou les dialogues tellement plats qu’ils feraient passer la Belgique pour les Alpes suisses, c’est Jonny Lee Miller.
Alors ici aussi il ne faut pas être injuste. Passer derrière Robert Downey Jr et Benedict Cumberbatch, ça fait forcément mal. Ils ont tous les deux marqués le rôle par leur interprétation. Et non, je ne remonterai pas jusqu’à l’époque Granada et Jeremy Brett.
Le problème de Jonny Lee Miller c’est qu’il n’a tout simplement pas les épaules assez larges. Ou alors pour être plus sympa il en garde beaucoup trop sous la pédale et c’est ce que j’espère pour lui.
Jonny Lee Miller ou l’art de faire passer Sherlock Holmes pour un gentil demeuré. Son Sherlock manque cruellement de charisme. Il ne s’impose dans aucune scène. Il est trop doux, trop gentil, trop effacé, trop ahuri, trop immature. Ce n’est pas un génie arrogant. Ce n’est pas le plus grand esprit de son temps. Pour être honnête il est doté de moins de charisme qu’Adrien Monk, et ça ça fait mal par où ça passe.
On a dû tellement lui dire de ne pas faire du Cumberbatch que son Sherlock a l’air vaguement crétin. Là où cela fonctionne pour Shawn Spencer, c’est le baiser de Judas pour Sherlock Holmes.
Ensuite nous avons l’inénarrable Lucy Liu. Lucy Liu a du charisme, pas de doute possible. A vrai dire elle dévore Jonny Lee Miller à chaque scène commune. Non, le problème de Lucy Liu c’est qu’elle est doté de deux expressions : celle où elle fronce les sourcils et celle où elle ne fronce pas les sourcils ( problème de botox ?). Bref, c’est un peu léger. A vrai dire cela fait 15 ans qu’elle joue le même rôle.
Non, en fait il y a un moment où elle est bonne, c’est quand elle sourit. Tout d’un coup quelque chose se passe et son personnage s’anime. En dehors de ces trop rares moments, là encore : dull, boring, predictable.
Ensuite la dynamique entre les deux personnages ou plutôt l’absence de dynamique. On ne sent aucune alchimie entre ces deux-là. Ils ont été chacun castés de leur côté et cela s’en ressent cruellement. Il n’y a pas de complicité. Alors vous me direz il faut du temps pour construire un sentiment de complicité mais le problème est qu’entre Holmes et Watson on est sensé assister à un coup de foudre amical. Ici, ils sont contraints de cohabiter et on ne comprend pas vraiment leur dynamique. En tout cas pour l’instant ce n’est pas de l’amitié.
Après savoir s’il y aura histoire d’amour ou pas, difficile à dire. Pour l’instant il y a plus de tension sexuelle dans 30 secondes de Sherlock que dans 47 minutes d’Elementary. Et cela est sans doute dû à ce fameux manque de complicité.
Enfin il y a une dénaturalisation totale de la relation entre les personnages. CBS aurait dû s’abstenir de les nommer Holmes et Watson, ils se seraient ainsi éviter bien des ennuis.
Le fait que Watson soit une femme asiatique ne m’importe nullement. Je m’en fiche comme de ma première chaussette. Le fait qu’elle soit un ancien chirurgien ayant perdu son droit d’exercer après une erreur médicale aussi (même si il faut l’avouer c’est cliché, genre la blessure intérieure avec passé douloureux : vu, revu et archi revu). Le problème est qu’ici l’élément dominant est Watson au lieu d’être Sherlock et qu’en plus cette même Watson se comporte comme une garde chiourme. Pas bien Sherlock ! A la niche ! Si tu continues je vais devoir faire un rapport à ton papa et il ne va pas être content ! Tu vas être privé de dessert ! Range ta chambre, t’as vu le bordel que t’as mis !
Bref, ce n’est pas une amie bienveillante, c’est une instit de maternelle psychorigide…. Mais avec Lucy Liu aux manettes on ne pouvait pas s’attendre à grand-chose d’autre.
Il n’y a pas d’équilibre dans leur relation, ce n’est pas un duo. C’est juste mauvais.
Elementary va-t-il avoir du succès ? Aucune idée… Que cela fonctionne ou pas aux USA toutes les hypothèses sont ouvertes. C’est médiocre mais le grand public est imprévisible. Et à vrai dire je m’en fiche complétement.
Benedict Cumberbatch a dit qu’il ne sentait pas menacé par Elementary et je pense qu’il a raison. Ce n’est pas son ami Jonny Lee Miller qui va lui faire de l’ombre.
Le fait est que Cumberbatch ne voulait pas que Miller prenne le rôle. Même si cela ne fait pas très bon camarade, je pense que c’est vrai. Et le démenti n’y change rien. Il a dû lui dire un truc du genre « je préfère que tu ne le fasses pas mais si tu dois le faire fait le et je te soutiendrai ».
Il faut dire qu’en plus d’être un excellent acteur le garçon est loin d’être un abruti et a dû sentir venir la catastrophe à 100 kilomètres.
Imaginez ce que cela doit être pour deux amis de se voir constamment comparer. Franchement je ne voudrais pas être dans leur situation et particulièrement dans celle de Miller. Ils ont vécus cela avec Frankenstein et c’est reparti pour Elementary.
Après Miller ne devait pas être dans une situation où il pouvait se permettre de refuser un premier rôle dans une production CBS. Mais on ne peut que souhaiter pour Miller que cela s’arrange, sinon c’est le purgatoire.
Enfin, apparemment la suite devrait être plus légère selon Doherty. C’est à espérer car Sherlock Holmes et Jonny Lee Miller méritent mieux que cela.
Merci de m’avoir lu même si c’est très long et d’un avis divergent.
Chandleyr
September 11, 2012 at 15:20
J’aime bcp Sherlock US, mais cela ne m’empêche pas de trouver ce Elementary diablement sympathique. Ma vision des choses est au final simple, je place Sherlock d’un côté et Elementary de l’autre. Chacun dans une boite posé dans un coin de la pièce, la cohabitation entre les deux n’est pas forcément nécessaire, la comparaison non plus, car au final et comme pour bcp d’autres séries ou personnages célèbres, il y a eu des variations, des réecritures successives. Toutes amenant a la lumière des visions différentes d’une histoire que l’on aimait tant et ce sous une seule et unique forme que l’on n’aurait pas voulu voir bouger.
La polémique autour d’Elementary fait le jeu des deux séries aussi bien pour Sherlock que pour Elementary, tout le monde s’acharne sur l’une en cherchant des poux à l’autre et en bout de courses pour faire cela tout le monde regarde les deux. Théorie du win/win au final. Cumberbatch lui même admet que la saison 3 de Sherlock sera surement la dernière vu le nombre de propositions cinéma qu’il reçoit avec son Watson. Y’a t-il donc un véritable souci entre les deux productions? A mes yeux non. pas forcément similaire dans le fond ni la forme, le danger d’Elementary n’est que virtuel et n’existe pas au delà d’une polémique gonflant depuis son annonce de mise en production.
Quand au fait de mettre le pilote en ligne à l’avance, c’est une technique de plus en plus banal els gros networks le font désormais officiellement sur leur sites web ou réseaux, cela n’est pas un indicateur de médiocrité. Des séries comme Dexter ou d’autres ont eu recours à ce tour de passe passe pour attirer l’attention. C’est une façon de faire du buzz comme une autre dirons nous.
Antinéa2
September 11, 2012 at 16:35
Holà,
Merci d’abord de m’avoir répondu et ce de manière tout à fait courtoise.
Vu ce qui se passe actuellement sur Internet cela fait bien plaisir de ne pas se faire traiter de raciste mysogine.
Soyons bref, votre commentaire m’a fait m’interroger. Aurais-je été aussi critique si il n’y avait pas eu Sherlock avant? C’est peut-être présomptueux de ma part mais je crois que oui.
Je suis d’acord . Effectivement cette guéguerre fait peut-être le jeu des deux séries.
De plus je pense que CBS a fait preuve d’une grande intelligence car les trois-quart de la pub sur Internet est dû aux afficionados de Sherlock en colère comme moi-même. De fait cela les places en victime et le show a sans doute plus de buzz qu’il en aurait eu en tant normal.
De fait, il n’y aura sans doute pas d’autre séries de Sherlock après la troisième et en tant que fan je pense que c’est une très bonne chose. Il ne faut pas abuser des bonnes choses et le danger de la saison de trop est toujours présent (Lost?).
Après sur Elementary, je crains que mon avis ne soit condamner à rester le même.
De fait, je ne pouvais déjà pas supporté l’âne dans Shreck, Sid dans l’Age de glace ou encore le poisson sans mémoire immédiate dans le Monde de Némo (vive les références, je sais). Et ce Sherlock m’y fait étrangement pensé, ne surtout pas me demander pourquoi (humour américain? j’avoue le Sherlock de RDJ me tape aussi sur les nerfs).
Donc nous pourrons qu’être d’accord sur le fait que nos goûts divergent sur ce cas alors que nos goûts peuvent très bien se rejoindre sur autre chose.
Je pense qu’Elementary va avoir un grand succès, le reste n’est qu’affaire de goût personnel.
Sur ceux, sincères salutations.
Chandleyr
September 11, 2012 at 17:07
Je n’ai as bien vu comment nous sommes passer de Elementary et Sherlock a l’âne dans Shreck, je suis perdition
maided
September 11, 2012 at 16:00
Bon, je vais être franc :
Je n’ai pas encore vu ce pilote mais je doute réellement de sa qualité.
Holmes est un personnage Britannique avec tout ce que ça sous entends de décalage culturel avec les US.
La manière de réagir, son humour noir (voir très noir), son passif ou encore sa psychologie font que c’est un personnage à mon avis inadaptable à la culture US et on le ressent très bien dans l’adaptation ciné avec Robert Downey Jr où le personnage n’a plus rien à voir avec l’original.Ces films ne sont que des block busters de plus sans âme véritable.
Je suis peut être un peu dur et trop attaché à la culture Britannique (mais non hermétique à la culture US) et cela doit influer mon jugement ou mon appréhension et j’en conviens mais quand je vois le massacre qui se produit lorsque les US se mettent à adapter des icônes de la cutlure British, avouez qu’il y a de quoi avoir peur.
Quelques exemples de ces horreurs ?
Doctor Who le flim (1996)
Torchwood : Miracle Day
The Avengers (Chapeau Melon et Bottes de cuir) (1998)
A ma connaissance l’écart de culture est beaucoup trop grand pour que les US adaptent correctement des personnages ,des films ou encore des séries qui viennent d’autre part et c’est normal.
Alors bon, je regarderais quand même ce pilote en essayant de rester le plus objectif possible.
Chandleyr
September 11, 2012 at 16:06
@maided: le personnage de Sherlock dans Elementary garde bien ses souches anglaises et au contraire la touche us tient dans Lucy Liu. on est plutôt face a un mélange de culture qu’une uniformisation maladroite.