Synopsis : Après avoir refusé d’obéir à un ordre de tir de missiles nucléaires, l’équipage d’un sous-marin américain fuit jusqu’à un point reculé de la planète. Apatrides et traqués, les marins décident de fonder eux-mêmes leur patrie ! Le plus petit pays du monde à avoir l’arme nucléaire…
La nouvelle série du créateur de The Shield avait un peu tout pour se casser la gueule en cours de route. Le pari un peu fou de voir cet équipage d’un sous-marin rentré en rébellion contre ni plus ni moins que les États-Unis, leur propre pays et s’enfuir à bord d’un sous marin armé de 18 têtes nucléaires pouvait faire peur. Mais contre toutes attentes, l’inverse se produit. La peur se dissipe assez vite grâce au casting plutôt bon et surtout au fait que l’histoire qui se dessine bâtît en Flash Back à la Lost (cela en énervera sûrement certains) est au final diablement addictive. Là où je pensais que le pilote aurait du mal à aller au-delà de son postulat de départ, les 45 premières minutes de cet épisode laisse apparaître une histoire beaucoup plus complexe et savamment dosée que je ne le pensais. Oui, le pilote réussit à garder suffisamment de cartouches en stock pour ne pas tomber à plat dès l’épisode 1. C’est la première bonne nouvelle du lot.
La deuxième tient dans son sous texte lorgnant du côté Tom Clancy. Que se passe-t-il au sein même de l’administration américaine. Les Américains déclenchent une attaque nucléaire sur le Pakistan pour brouiller les traces d’une opération ayant mal tourné avec des Seals…pourquoi ? La réponse sera offerte dans toute la série au sein des Flash Back et là où l’on pouvait craindre que le procédé pas forcément neuf prenne l’eau, le casting et les personnages assez rapidement « attachants » réussissent à faire que la machine reste à flot. Rapide et plus ou moins doté d’une seule et unique cause, posé les bases et introduire la multitude de personnages servant l’intrigue, le pilote de Last Resort réussit son coup. Il mélange les genres et sans pour autant réinventer la roue amène au format du petit écran une nouvelle cartouche que certains rangeront dans la catégorie des plaisirs coupables. Ce n’est pas dans la même catégorie que The Shield côté noirceur, c’est même totalement différent, mais pas pour autant dénué de promesses concernant l’avenir du show. Casting 4 étoiles, romances, actions et un semblant de potentiel visiblement assez intéressant, voilà que cette série que je n’attendais pas finit par emporter le morceau. Il était encore tôt pour juger sur le long terme, mais c’est un très bon début. Attendons la suite…
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