J’adore partir en exploration dans des aventures toujours plus différentes quand il s’agit de spectacles. Que l’on parle de théâtre sérieux, de boulevard ou de one man show, je ne suis pas sectaire et dans l’ensemble je prends plaisir à tout découvrir. Dans le cas du nouvel épisode des aventures de « Chandleyr découvre les salles de spectacles de Paris », je vous présente ma rencontre avec Dedo le prince des enfers. Comme beaucoup j’ai découvert le monsieur au Jamel Comedy Club. Le conservatoire de l’humour de l’an 2000, beaucoup de personnalités et suffisamment différentes pour que comme beaucoup je me demande s’ils allaient réussirent à tous survivrent. La réponse est dans l’ensemble oui, et Dedo sûrement un des plus atypiques continue de faire son trou sans diluer son style et aura de métalleux dans le grand sac fourre tout de l’humour bienveillant. Oui l’humour en provenance des enfers est rugueux, assez frontal et pas forcément safe pour les oreilles d’une belle mère trop chaste d’un point de vue auditif. Mais dans l’ensemble c’est encore une fois ce qui fait la force de cette bête de scène, car autant le dire, le monsieur montre sans trop de mal qu’il est rodé à tout type de problèmes pouvant survenir pendant un spectacle de one man show. Un peu comme un public de timides pas trop réceptif. Et c’est dans ces moments que la mécanique du one man show se met en route et Dedo démontre qu’il la maîtrise plutôt excessivement. Dans le domaine on a pas vraiment droit à l’erreur et à moins de contrôler à merveille l’art du blanc et du silence, mieux vaut savoir l’éviter en y allant de sa vanne de sniper. Utiliser les petits détails, le type bizarre dans le public, le couple qui arrive en retard et intégrer ces derniers dans la mécanique du spectacle. Dit comme cela la chose est classique, mais à faire et réussir c’est une autre chose.
Mais heureusement, c’est un domaine que Dedo maîtrise aussi bien que la scène. Surfant sur une dynamique classique pour du one man show, à savoir raconter sa vie et se moquer de soi avec style et quelques soit la forme de ce dernier, Dedo nous emmène dans plus d’une heure et demie de spectacles d’une énergie assez folle. Il faut dire que ce soir-là nous avons eu un cadeau assez spécial en ouverture et fermeture du spectacle à savoir la présence de YACINE BELHOUSSE et Kyan Khojandi (Bref). La dynamique régnant entre ces 3 là et surtout entre Yacine et Dedo lors de la chanson de fin est à l’image du spectacle de ce dernier. Joliment foutraque, dopé à la référence et à l’humour affûté et le mieux dans tout cela est que l’on ne voit pas le travail qui repose sous ces moments d’humour. On néglige souvent le boulot souvent phénoménal qu’un artiste de one man show doit réussir à faire aussi bien au niveau de l’écriture, de la gestuelle et mise en scène pour arriver à un stade où justement tout s’oublie et qu’il ou elle réussit à emmener le public dans son délire comme si de rien n’était. Le one man au final c’est comme aller voir le spectacle d’un pote que l’on connaît bien et qui une fois de plus à décider de nous faire marrer. Que cela nécessite l’utilisation d’une rafale de vannes aussi affûtées que des couteaux ou d’une approche totalement différente, Dedo sur scène réussit son coup en s’adressant aussi bien a des plus vieux ou des moyens vieux con comme moi, ou juste un ado de 14 ans qui n’avait pas prévu de voir révéler à la salle entière que sa connaissance des films pornos était peut être déjà plus grande que l’on ne pensait. Drôle et incisif, le prince des ténèbres perce les secrets et le rire qui s’en suit est aussi caverneux que communicatif.
Alors si l’envie vous prend de découvrir ce que l’humour des enfers peut avoir comme effets secondaires sur les zygomatiques de la plèbe que nous sommes, je pense que la découverte du prince Dedo, le dimanche soir au théâtre de dix heures est une opération de salut public pour l’intérêt de votre santé. Rire est bon pour son karma et comme je sens que le votre à des relents de cimetière ces derniers temps, je vous prescris votre première séance illico presto. Signez l’ordonnance en cliquant sur le lien qui suit.
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auroreinparis
October 15, 2012 at 18:26
Toi aussi tu étais dans la salle … Mais lequel étais-tu donc ? ^^
Chandleyr
October 16, 2012 at 00:04
@auroreinparis: mystèreeeeeeeeeeee