[Critique] Happiness Therapy- David O’Russell- Critique du film

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La vie réserve parfois quelques surprises…Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents.Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme.Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.

Définir Happiness Therapy correctement est un peu casse-gueule, à la fois film de famille, analyse psychologique de personnages à la dérive et véritable comédie romantique déviante dans le fond, le film de David O. Russell jongle d’un style à l’autre sans arrêt. Le tout parfois avec une aisance si folle que cela déconcerte ou agace, tout dépend de son humeur du jour dirons nous. Pourtant quand on prend le temps justement de s’arrêter au milieu de ce maelström de sentiments et que l’on regarde l’évolution de ces personnages, il y a un petit déclic qui se produit. Bordélique, certes, mais profondément humain. Rome ne s’est pas fait en un jour à contrario d’un coup de foudre. Pourtant, le point commun reste le temps de finition pour la construction de cette base de vie ou va reposer le couple qui apparaît sous nos yeux. Deux imparfaits que l’on donnait à n’en pas douter perdant aux jeux de l’amour et de la vie en société tout court. Pourtant même si parfois on à tendance à dire que la vie est la pire des salopes, elle peut être aussi la plus grande pourvoyeuse de surprises de tailles. Celle qui en l’espace d’une rencontre vous change une vie. Le coup de foudre sous forme d’explosions, la rencontre entre un bâton de Tnt et un artificier en mal de destruction. Ils étaient faits pour s’entendre, mais ne le savaient pas encore.

David O. Russell avec Happiness Therapy accouche d’un film si joyeusement bordélique que l’on ne saura pas forcément au début par quel bout le prendre. La famille qui se présente devant nous n’est ni agréable ni monstrueuse, elle est juste imparfaite en diable. Un père et un fils incapable de se dire des choses, une mère aimante tentant tant bien que mal de réparer les pots cassés et deux frères aussi différents qu’inséparables malgré tout. Puis on commence à s’arrêter sur le personnage de Bradley Cooper. Loin de son image de forcément « beau gosse » tombeur, l’acteur livre ici une performance dont le cynisme fait justement tout le charme. Il n’a pas de limites, ni de retenue, c’est cette abolition du bon sens qui fait tout le piquant de son personnage et la petite allumette dansant au dessus de la flamme qu’est Jennifer Lawrence. De drame analytique bordélique, le film saute alors directement dans la case de la comédie romantique avec plus ou moins de talents. David O. Russell ne cherche pas forcément à faire une vraie comédie romantique, mais plus à montrer les tours et détours que la vie prend parfois pour nous pousser à revenir dans le droit chemin, celui d’un bonheur que pour x ou y raisons on s’interdit d’avoir. L’évolution du personnage de Bradley Cooper et son cheminement vers son « excelsior » est ce qui rend le film aussi diablement sympathique. Mais qu’est-ce que ce moment de bonheur ? Peut-être celui de remettre sur les rails une autre personne encore plus mal en point que lui.

Hapiness Therapy en soit ne réinvente pas la roue et ne cherche jamais vraiment à le faire d’ailleurs. David O russell au contraire s’attache au travers de ses acteurs a lentement analysé ce qui détruit et permet au fil du temps à l’amour de se refaire une beauté. Le mélange entre rouages du film indépendant et ceux de la comédie romantique se marient à merveille. Le tout noyé dans les beaux yeux de Bradley Cooper et Jennifer Lawrence. Une combinaison alliant aussi bien humour qu’émotion le tout dans un écosystème narratif aussi dramatique que drôle.Est-ce que Happiness Therapy mérite que l’on se déchire sur sa présence aux Oscars ou dans d’autres manifestations de remises de prix ? Non, car de sa simplicité au final assez transparente dès le départ naît une émotion en bout de course sincère et ne cherchant pas à mentir sur sa nature. Parfois la simplicité est le meilleur ami du romantisme et dans le cas présent Dieu que cela fonctionne bien. Une très sympathique surprise.

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Cinéphile compulsif, photographe du dimanche, rat de bibliothèques et cynique en voie de guérison. Rédacteur/Créateur du site, bienvenue dans mon univers. http://www.twitter.com/chandleyr http://www.facebook.com/buzzmygeek

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